Koba ou la sombre rémanence N°43 Kaboul… la prise de fonction…

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Acte 1
Quelques heures avant la prise du pouvoir des Talibans à Kaboul…
Intérieur d’une maison afghane
Un occidental s’entretient avec une jeune fille de onze ans…
… Sahar veut quitter le pays… elle veut devenir médecin…

Sahar… depuis qu’elle est en âge de comprendre, sait que la force des armes qui prend le pouvoir dans son pays ne lui permettra pas de réaliser son projet… mais elle espère.
Elle sait… sur sa terre… que la jeune fille qui devient femme, disparaît de l’espace public… Elle est aussitôt unie à un maître qu’elle ne connaît pas… elle ne peut reparaître que sous un voile…
À partir de ce jour, elle ne sera plus une personne qui pense par elle-même… elle sera l’esclave de son maître, il décidera de la « chose » qu’elle sera… comme l’âne chargé, elle exécutera l’ordre donné… elle est un article du droit politico-religieux… « la femme… fera… sera… engendrera… se taira…  »
Sa mère est parvenue à nouer des contacts avec les étrangers, pourra-t-elle créer une ouverture pour sa fille… pourra-t-elle étudier à l’étranger…
L’étranger… est ici présent… il écoute…
L’étranger… ici… sait… qu’il est soumis au droit de la guerre… la mort comme crédo…
L’étranger… ici… sait… que l’on peut contourner ces droits… invoquer les Traités  Internationaux… tenter le risque… maquignonner avec l’argent…
Sahar… récite les phrases normatives des manuels qu’elle tend compulsivement : « Parler étranger en 30 leçons… » elle sait… par cœur… de la première à la dernière page… elle est intarissable… « Je peux ».
L’étranger… ici… sait… qu’il existe… un droit supérieur aux Traités Internationaux… aux risques… à l’argent… c’est l’Humanisme… mais ici, l’Humain est persona non grata
Sahar… « je sais, je soignerai, comme toi Étranger tu es venu réparer les chairs… l’ennemi connaît ton pouvoir… il te demande d’intervenir parce que tu sais ! »
L’étranger… sait cela… il sait aussi… loin d’ici… en territoires occidentaux là-bas… il y a… des forces… autrement plus redoutables que la kalachnikov… ce pouvoir des philosophies mortifères relayées par des tribuns Germanopratins bobos libres enragés… ils se font les porte-parole de ceux qui imposent l’inhumain…
… les bateleurs claironnent l’horreur : «… la réconciliation avec les terroristes… »
Sahar… est-ce possible ?

Acte 2
Chalipa, la mère, entre… voile intégral, le signe… le projet de Sahar s’effondre…
  Sahar fera ce que les forces ordonneront…

L’étranger… sait que la Galaxie numérique a définitivement supplanté la Galaxie Gutenberg… Un tribun éructant à Paris cautionne en écho tous les actes terroristes autour d’un rayon de 20 000 kilomètres… jadis, ces transfuges… ces tribuns opprimés dans leurs pays ont trouvé refuge en pays « libre » ont poursuivi des études supérieures… à présent, ils prêchent sur les estrades, le droit des terroristes à prendre le pouvoir… c’est le retour du monde d’avant la « Chute »… c’est toujours le même schéma… pour la stratégie de sa gloire « le crâne d’œuf parvenu » fait la courte échelle au « peuple » afin qu’il accède au pouvoir… il prêche la réconciliation avec cette loi d’ « amour » selon le mot d’une bobo ministre hexagonale…
L’étrangersait aussi… que d’autres philosophies encore plus subversives que la  kalachnikov… pire que la réconciliation avec les terroristes… ces voix des minorités virulentes qui imposent d’autres vérités que les réalités biologiques… le « wokisme »… elles disent que tout peut être déconstruit… chacun peut même choisir son sexe… là aussi au nom de la liberté…
La génétique des fondateurs Mendel et Morgan démontrait que le milieu dans lequel on baigne ne modifiait pas la génétique de l’être… or… le Très grand communiste Lissenko prétendit que les théories de Mendel et Morgan étaient des sciences « bourgeoises » non conformes aux « lois de la dialectique… la vraie science… la science prolétarienne… lui… il prétendait fracasser la biologie, il pouvait modifier le noyau d’ADN grâce au pouvoir du matérialisme… autrement dit créer l’homme nouveau… on connaît le résultat…
Voilà la nouvelle vague, elle veut réécrire le nouveau totalitarisme… il n’y a pas de fille, il n’y a pas de garçon… « tu peux donc choisir ton sexe… »…
…………………………………….  ose ana !
Sahar… ne peut croire ce qu’elle entend… mais… alors… l’ouverture serait-elle… aussi…
L’étranger… poursuit…
Sahar… Chalipa… perdues dans les montagnes… découvrent l’apocalypse l’hydre à mille têtes qui enfle… dans laquelle elles allaient tomber… elles apprennent que là-bas, en occident… des mouvements d’occupation imposent les mêmes thèses que ceux qui vont conquérir son pays… comme eux, des voix de tribuns minoritaires appellent à la déconstruction de tous les pouvoirs bourgeois qui depuis Moïse ont sacralisé le père, la famille, la loi de l’homme blanc… déconstruire la culture occidentale qui a généré la langue, les relations humaines, l’organisation des rapports aux autres, l’art, la beauté, la médecine qui guérit… à présent ces vagues déstructurent le sens commun sous le regard… la complicité… l’écho des media…
Sahar… au non de quoi ?
L’étranger… le même nom… celui de la liberté…
Chalipa… si cela est possible… étranger… alors pourquoi es-tu venu ? L’universalisme que tu professais n’était donc que du « toc »… si tu laisses les combattants s’installer chez toi… tu n’as plus d’autorité… pourquoi es-tu venu les combattre ici… y aurait-il un autre discours…
L’étranger… je cherche la réponse…

Acte 3
Entrent des combattants… ils portent des armes mais sans attitudes belliqueuses…
Le chef explique que la mère et la fille sont à présent protégées par la religion-loi… elles écoutent… elles sont reléguées dans un coin…
… elles feront ce que le pouvoir décrétera…

Le chef combattant… femmes !… l’étranger… n’en dira pas plus… il n’a pas la réponse… mais moi… je vais te donner ma version de cette situation…
Je n’ai même pas besoin de mon arme… je n’ai pas besoin de ces tribuns égoïstes qui n’éructent que pour leur gloire… d’ailleurs, ces idiots utiles, eux aussi entreront en silence dans la loi…
Je ne vais même pas réfuter toutes les thèses… anciennes… archaïques… progressistes… universalistes… futuristes… utopiques…
Ici… s’organisera la règle de la religion-loi… jusqu’à la fin des temps !
C’est tout !
Étranger… mes hommes vont en toute sécurité te ramener à ton campement… je te souhaite un bon retour dans ta famille…
Mais… dis-lui ce que tu as vu… prépare-là à cette évolution… lis le livre qui offre la gloire… il dit «… s’Il le voulait, Il vous ferait disparaître et recréerait un humanité nouvelle. »… c’est ce que nous faisons…

Acte 4
Le chef expose l’ordre nouveau… prédicat… à une voix…
… les femmes se taisent…

Le chef combattant dit… « en respectant le code de la religion-loi… toi et ta fille vous aurez le salut éternel… le texte l’a écrit… je suis là pour le faire appliquer… il n’y a pas d’autre hypothèse à la révélation… »

… les femmes… sous escorte armée… quittent le pièce…

Acte 5
Un échange s’engage entre l’occidental et le combattant…

Le chef combattant… voilà étranger… depuis des siècles, tu as organisé ton évolution sur ta volonté de supériorité technique… tu as créé tout ce qui vole vogue roule… tu as théorisé l’argent… tu as voulu maîtriser l’universel cosmique… tu as délaissé le salut pour le pouvoir matériel celui de Ford ou de Stakhanov… mais, voilà l’autre force impalpable qui vient…
L’Étrangertu aurais pu parfaitement développer les techniques que tu connaissais même avant nous, tu en avais toutes les capacités… tu as délaissé cette  hypothèse ce n’est pas à moi de juger ce choix sauf qu’à présent tu te sers des armes que nos techniques inventèrent… je persiste à penser qu’une jeune fille qui veut devenir médecin est un acte réel d’humanité qui dépasse ta loi… en soignant ceux qui souffrent elle aura le salut éternel… sa décision est réfléchie… ce n’est en rien une manœuvre ni mercantile ni subversive…
Le chef combattantla fille n’a pas à avoir une vision individualiste de son avenir… c’est la religion-loi qui lui dicte son avenir… car elle ne sait rien du grand tout…
L’Étranger… qu’en sais-tu toi ?
Le chef combattant… je ne suis que la main du Seigneur qui a écrit la loi pour la nuit des temps… celle qui s’appliquera lorsque tous les étrangers auront quitté cette terre… que tu as polluée…
L’Étrangeren réalité tu reviens à ta position antérieure… celle où tu as refusé l’Humanité… l’égalité humaine… l’ouverture… tu as théorisé un Seigneur qui impose un immobilisme… un esclavagisme… à ton profit, dans lequel le soumis acceptant ce cadre devenait libre… libre à l’intérieur de cette sphère… une monstruosité…
Le chef combattanttu as défini ton pouvoir… ce n’est pas notre vision… jusqu’à présent, elle n’a pu être parfaitement appliquée… le temps est venu où elle va l’être… c’est aussi simple…
L’Étranger… le pouvoir absolu est corrupteur… le peuple désire la justice… indéfiniment, tu ne pourras jamais empêcher le questionnement…
Le chef combattant… le peuple n’a pas à savoir ce qu’il ne doit pas savoir… le peuple doit respecter la loi écrite pour lui… n’est justice que la loi écrite…
L’Étranger… et… si… il regimbe…
Le chef combattant la loi le maudira… sa vie ne vaudra plus rien… salut étranger…

… sous escorte armée l’étranger retourne chez lui…

                                                                       Gentilés  
                                                                       Si le voulez bien
                                                                       Lisez suite jour prochain
                                                           Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes
                   … sans nouvelles depuis cet article rédigé par Sahar … L’Ange Boufaréu.       

 

 

Koba ou la sombre rémanence N°42 « Témoignage de Kaboul »

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Acte 1
Deux jours avant le 15 août date de la prise du pouvoir des Talibans…
Intérieur d’une maison afghane…
Un Occidental s’entretient avec une jeune fille de onze ans…
… elle veut quitter le pays… elle veut être médecin…

Acte 2
La mère entre… voile intégral… la jeune fille modifie son projet…
… elle fera ce que sa mère lui ordonnera…

Acte 3
Entrent des talibans… ils portent des armes mais sans attitudes belliqueuses…
Le chef explique que la mère et la fille seront sous la loi de la foi musulmane… elles écoutent… elles sont reléguées dans un coin…
… elles feront ce que le pouvoir décrétera…

Acte 4
Le chef expose l’ordre nouveau… prédicat et monologue…
… les femmes se taisent…

Acte 5
Un dialogue s’engage entre l’occidental et le nouveau pouvoir… l’homme cite les témoignages des occidentaux qui soutiennent sa cause…
… les femmes sous escorte quittent le pièce…

Épilogue…
… nous avons le temps pour nous… dit l’homme.

                                                                       Gentilés  
                                                                       Si le voulez bien
                                                                       Lisez suite jour prochain
                                                           Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes
                                      Témoignage… sur lequel nous reviendrons pour analyser chaque acte… et les neurones des femmes et hommes politiques qui rendent cette situation… possible…  L’Ange Boufaréu.       

 

Koba ou la sombre rémanence « Relâche » N°2… chapitre N°41 « Il est interdit d’interdire! »

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Luigi Pirandello : Buongiorno… Ange come stai amico mio ?
L’Ange Boufaréu : può andar bene… lo sai… mi sono allontanato un po’ da questa evoluzione del nostro paese…
Luigi : puoi spiegare…
L’Ange : non riconosco più nulla… alors, comme on dit chez moi en Provence :
« Iéu m’encagne dins moun caïre ! »
Luigi
 : je ne connais pas cette expression…
L’Ange : « s’encagner » je m’irrite… et je me réfugie dans un coin pour éviter de hurler…

Luigi : ici, tu peux y aller on est entre nous…

L’Ange : tu le sais nous sommes à Larchy… un village bien de chez nous… avec sa place de la mairie… son platane de la liberté… un notable patient est devenu son maire… bref tout comme là-bas… dans la capitale… bien de chez nous… avec sa place publique… sa dernière sculpture gonflable made US pour bobos… leur jeune homme est devenu « résident »… ses marquis… ses culturels… ses mignons…

Sauf que Larchy est incommensurablement  plus petit…

Tiens, au sujet de la patiente le célèbre naturaliste Buffon a eu cette non moins célèbre pensée : « Le génie… c’est une longue patience ! »

Buffon est mort en 1788 un an avant l’arrivée des premiers soixante-huitards… il avait 81 ans, c’est un exploit pour son époque… notre notable local a beaucoup de marge… à la fois pour l’âge, mais aussi pour l’épaisseur des encéphales… c’est le sens de la longue patience… néanmoins, selon Darwin ce sont les hasards de l’évolution qui bonifient les encéphales… il faudra attendre… toi Luigi, tu n’as pas attendu…

Luigi : oh moi… tu sais… après le Nobel, on m’a enterré… mais tu voulais soulever d’autres points… dans ton caïre… tu as trouvé la formulation ?

L’Ange : je voudrais traiter deux points…
Luigi : le premier.

L’Ange : le premier, c’est d’abord de remercier les lecteurs qui suivent mon blog Le Grand Canal… www.legrandcanal.com
Au cours des 12 derniers mois… je vais te livrer le résultat des audiences…

Nombre de lecteurs : 12 490… soit 1 040 lecteurs/mois.
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US4 : 4 236 articles
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Lecteurs, je ne sais comment vous exprimer ma gratitude… merci… vous m’encouragez à poursuivre…

Luigi : alors tu sors de ton caïre ?
L’Ange : non… laisse-moi ruminer dans mon coin…
Luigi : le second point…

L’Ange… c’est une réflexion qui n’est pas facile à poser… je compare la situation actuelle avec celle de mai 68…
Je vais tenter d’expliquer… le plus simplement possible…

Premier temps : en mai 68… nous avons appris que 4 trublions cassèrent les meubles parce qu’ils ne pouvaient aller baiser les filles du dortoir d’à côté… alors, ils forcèrent les portes… et oh surprise… les gardiens du temple reculèrent… après avoir forniqué à couilles rabattues (San Antonio)… le raisonnement l’emporte sur la morale… les trublions théorisèrent :

« si en fracassant la porte j’ai pu obtenir ce que je voulais… alors que je le demandais gentiment… je vais fracasser ces pauvres barrières restantes de la bienséance… je vais les rendre obsolètes pour un impossible retour… au final j’aurais encore mieux que ce que je voulais ! » 

C’est ce qu’ils firent… depuis, ils gagnèrent tous les pouvoirs bourgeois et la nuisance en prime… observe Luigi c’est toujours les mêmes, les casseurs soixante-huitards que tu vois à la TV… y causent encore comme on dit dans les traboules…

Second temps : rodéos, lucres, dealers, assassinats, viols, vols, immigration, pas d’amalgames, impossible retour à la frontière… que disent les acteurs :

« j’ai bien compris la leçon des soixante-huitards : il faut fracasser la porte… je cogne, je demande rien je prends ce qui me plaît… je vais bousiller le reste car il n’y a plus aucunes barrières ni légale ni policière et encore moins politique… et l’humanité bienséante, ça je m’en tape !… et j’aurais encore mieux que ce que je voulais… car avec l’Europe en plus… je suis devenu intouchable ! »

C’est ce qu’ils font, ils organisent l’insécurité… observe Luigi… à quel point le nombre de moralistes se liguent pour faire taire les quelques voix qui s’élèvent pour dénoncer l’insécurité…

Troisième temps : Aucun soixante-huitard… aucun politique… aucun élu… du résident sur son Mont-Ticule au notable sur son strapontin… ne prend le parti du peuple… le peuple est plié… depuis le centralisme catholique… depuis le centralisme jacobin… depuis le centralisme de 89… ce centralisme a été légué aux communistes en 45… il a muté pour devenir un costume acquis pour des siècles dans lequel le candidat pénètre en criant « haro le fascisme »… alors il récolte son plat de lentilles.

Enfin, il peut éructer : « Il est interdit d’interdire ! »
À tel point qu’il s’interdit de faire appliquer la loi… en appliquant le célèbre apophtegme  « fort avec les faibles… faible avec les forts ! » qui lui va si bien !
Ils ont tant éructé de prédicats pour conquérir le poste… qu’une fois l’écharpe tricolore ceinte…
… lorsqu’ils sont sur les strapontins
… ils deviennent lointains…
… en reniements…
… tout simplement…
… parce qu’ils ont la trouille… de faire appliquer la loi… elle se retournerait contre eux.

                                                                       Gentilés  
                                                                       Si le voulez bien
                                                                       Lisez suite jour prochain
                                                           Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes
                                      Article composé par le pavé… lequel pour parodier Lénine… éructa : moi qu’ils ont préparé… ils vont me recevoir sur le coin du crâne… là, ce sera trop tard.   

 

sans titre… « nez en moins » chapitre N°40… de l’analyse asynchronique…

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Curieux…

Weizhishu… se pose devant les sièges vides de la Camarilla… que se passe-t-il?
Non… là-bas devant… sur un fauteuil devant la scène… il y a quelqu’un…
Weizhishu s’avance…
… 晚上好… 很好朋友… 未知数… 好了吗? (Bonsoir cher ami… Weizhishu… tu vas bien?)
C’est la voix de L’Ange Boufaréu… que fait-il là… pourquoi tout est vide?
vène veire eici ! pose tes fesses…
… c’est toi qui a affiché le panneau « Relâche »?
… oui… je relâche… enfin plutôt c’est le physique qui relâche… j’ai une p… de crise d’arthrose qui m’empêche de dormir de travailler de faire mon yoga de marcher de penser de bouger et même de cuisiner… imagine, même pas cuisiner… c’est terrible!
… tu peux écrire ?
… la nuit quand je ne peux pas dormir…
… et ?
… je relâche pour m’extraire du courant… dans lequel je suis plongé… relâcher signifie que je ne vais plus au même rythme… je suis à contre-temps… ce qui change totalement mon métabolisme de penser… parce que si je ne relâchais pas… je serais décalé… et quand tu veux être en symbiose avec les autres et que tu n’y arrives pas… alors, tu deviens fada ! tu comprends ?
… non!
… c’est vrai, tu es Chinois… est-ce que tu penses comme un Français?
… je ne crois pas !
… ben voilà… là tu as compris… que tu ne comprenais pas !
… c’est quoi ton nouveau rythme…
… je reviens sur des anecdotes parfaitement inutiles… antiques… tu sais parfois… tu te trouves dans une discussion avec cinq ou six personnes… tout d’un coup tu comprends que ce qu’ils disent ne te concerne pas… tu es hors sujet… c’est fugace… à présent « relâcher » signifie que je suis dans une situation continue-profonde… hors rythme…
… ça se soigne… tu peux revenir à la situation anté ?
… ça dépend…
… de quoi…
… des découvertes… tu comprends si tu deviens asynchrone… atypique… asocial… anachronique… antédiluvien… mais tout en conservant ton ancienne ontologie… tu n’es pas has-been ni escagassé… tu vis sur deux plans…
… et alors…
… alors tu vois les choses différemment… et surtout les autres te voient à partir d’un tout autre angle… alors tu peux revenir à des détails oubliés… qui dans des temps normatifs t’auraient pas effleurés et que tu aurais trouvé futiles…
… au fond, tu deviens gâteux…
… si tu veux… par exemple, je reviens à ma Grand-tante qui était cruciverbiste… elle collectionnait les curieuses questions des mots croisés et quand j’arrivais chez elle, elle me les citait… imagine la réponse de celle-là : « vide les baignoires, remplit les lavabos »
… c’est du grec pour moi…
… pour moi : c’est l’entracte… car au théâtre les loges s’appellent baignoires et à l’entracte les spectateurs vont se rafraîchir aux lavabos… et moi… je fais un très long entracte… je relâche… tu piges… je m’extrais…
… bon… puisque je te tiens… explique moi alors pourquoi on t’appelle L’Ange Boufaréu… qu’est-ce que ça signifie…?
… l’ange boufaréu c’est un santon… ça vient de santoun en provençal : un petit saint… c’est un petit personnage en terre cuite qui entre dans la crèche pour reproduire la mise en scène de la naissance du Christ… on l’appelle boufaréu… ce qui veut dire joufflu… car il appelle le peuple à venir voir le petit… cagaïre
… c’est quoi un cagaïre ?
… un petit chieur…
… tu n’es pas joufflu…
… c’est une métaphore… L’Ange Boufaréu, c’est celui qui tente de communiquer… avec les autres… il est un peu « innocent » comme on dit chez nous… parce que communiquer avec les autres c’est pas simple… si tu dis ce que tu penses on te traite de fada…
… tu as pas un autre exemple de fada ?
… tu vas voir… l’exemple vient de chez toi…

… qu’est-ce que tu penses de cette photo ?
… ça ressemble à un moine peut-être… parce qu’il est tondu…
… tu ne remarques rien de plus ?
… non!
… les chaussures du moine ne sont-elles pas anachroniques?
… bof!
… oh bonne mère, tu es bien chinois !… mais si je n’avais pas fait la photo… je n’aurais pas retenu ce détail… un moine en chaussures de sport bleues pour moi c’est anachronique… je pensais qu’un moine devait avoir au pied d’autres chaussures… des sandales… par exemple en accord avec les règles de son ordre… non… là ça fait plutôt désordre !
Weizhishu reste pensif… il est plongé dans des réflexions insondables… et un Chinois pensif c’est difficile à décrypter… c’est pire que les baignoires et les lavabos…
… tu sais… en Chine… le citoyen est bouddhique le matin… confucéen à midi… taoïste le soir… et après manger, il regarde Xi Jinping à la TV… alors pourquoi voudrais-tu que je sois choqué par des « baskets » bleus?
Allez expliquer à un Chinois… votre anachronisme antédiluvien… un type qui s’appelle Weizhishu 未知数… lorsqu’on décortique son nom, on le traduit par :
« Ne… pas savoir de destin »… autrement dit « Inconnu »
… et moi, j’ai l’air fin avec ma p… de crise d’arthrose et mes mots croisés…

                                                                       Gentilés  
                                                                       Si le voulez bien
                                                                       Lisez suite jour prochain
                                                           Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes
                                 Article dirigé traduit composé écrit diffusé par le souffleur masqué… il était en grève… à ne pas révéler… bien sûr…  vé!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Koba ou la sombre rémanence « Mademoiselle Zhang » Première de couverture chapitre N° 39.

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Joseph Vissarionovitch Djougachvili s’était assis à côté de Sosthène Grumeucheux… qui, nous l’avons souvent rappelé était un authentique Français bien de chez nous… marxiste sous Marx… léniniste sous Lénine… stalinien sous Joseph… un temps titiste… toujours castriste… à jamais maoïste… et depuis 89 que Gorbi avait tout cassé… il vendait ses conseils aux « liders » qui siégeaient 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré… là-haut dans la capitale… avec un slogan simple  » J’y étais! » qui traduisait « j’en étais! » comme Edgar… tel Sosthène qui vient de fêter son centenaire… il était passé dans toutes les cambuses… ils sont toujours là… sans masques… car les veaux ont tout oublié…

Comme toujours Joseph emboucanait avec son tabac de Crimée… Le Timonier 毛 泽 东   Mao Zedong… grillait des cigarettes… il était devenu gras… il reconnaissait aisément la foule qui l’entourait… il snobait Wei Zhi… le messager de Mademoiselle Zhang… il tournait le dos à Joseph Vissarionovitch Djougachvili… il interrogea Atharexa… « c’est qui ce type? »

… mais enfin Mao… tu ne le reconnais pas ? C’est Sosso…
Tu avais tant voulu lui ressembler… il a lu Mademoiselle Zhang… tu sais qu’en son temps Joseph étudia dans un séminaire… il a écrit des poèmes… il a trouvé Zhang très intelligente… surtout pour ce qui concerne le style… ça change de tous ces auteurs qui copient les USA… ah mais c’est vrai toi Mao tu tentes de copier puis de surpasser les USA… tu es minable mon pauvre ami… tu vois Sosso persiste contre l’Oncle Sam…

J’ai beaucoup appris… mais tu n’as fait que copier… en médiocre… car enfin il n’y a qu’un « homme de fer »… moi…  cette demoiselle avait beaucoup de talent… mais je t’assure… moi… que si elle avait été sur mon sol… elle aurait su ce qu’était la Loubianka… et son petit Français qui lui tirait les vers du nez… aurait lui aussi reniflé les airs des basses fosses des goulags… toi tu as laissé fleurir tout ça… tu peux être fier de ta bêtise…

Wei Zhi intervint « Puis-je me permettre, Mao de te montrer la première de couverture de l’opus qui décrit dans le détail ce que Sosso nomme : « Tes bêtises? »
Mao eut une réponse improbable… « Fas coume voudras… moun béu! » Sosso surpris répliqua « Tu parles encore en langage codé? » « Pas du tout répliqua Mao… j’ai opté pour le Provençal pour exprimer mes pensées philosophiques  »
« Ça c’est encore un coup de L’Ange Boufaréu… il n’en rate pas une! »

Fais lui voir la couverture…

Wei Zhi analyse l’image… vois-tu… ce sont les feuilles d’un ginkgo de Shaolin… sur l’azur des Monts Shan… ces monastères que tes gardes rouges fracassèrent… puis que tu récupéras pour gagner les dollars d’un président US venu visiter… en organisant de belles mises en scènes… qui débouchèrent sur des boutiques de fast-food… place Tian An Men…
Mademoiselle Zhang vécu là… quelques temps… perdue dans ces montagnes pour recouvrer une santé détruite par tes bêtises… elle adopta une fille dont le père était originaire du Zhejiang… la mère était anglaise… tes affidés organisèrent toutes les chicanes  pour la détruire… la fin n’est pas glorieuse pour tes représentants…

Elle raconte les vies de ses 90 ans… elle est née en 1925… elle s’appelait Zhang Lu Shui 张 露 水 on la surnommait Loulou… elle n’est plus… tu es encore là… enfin toi… tes enfants monstrueux… ils prospèrent… décuplent ton héritage… ils ont trouvé toutes les astuces pour se maintenir… avec l’arme au pied au ciel sous l’eau… ils ont trouvé des alliances… ailleurs comme jadis Sosso faisait son marché en Europe… ici aussi dans l’Hexagone… les têtes de gondoles étaient pleines… elle restent bien garnies de prétendants aux jouissances des horizons radieux… poursuivre les tables rases… purificatrices…

Voilà un exemplaire… il est à toi… il t’est offert…
La camarilla l’a lu aussi… elle en a tiré des enseignements… elle est à ta disposition pour répondre à tes questions…

« Tu ne m’avais pas dit qu’il y avait du thé? »

                                                                       Gentilés  
                                                                       Si le voulez bien
                                                                       Lisez suite jour prochain
                                                           Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes
                     Article dirigé traduit composé écrit diffusé par Wei Zhi… sous la bénédiction
de L’Ange Boufaréu…