Encore un petit é-Faure

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Oyez l’olibrius… Faure !

Sur le net… tel Castafiore

Jacte a dof pleines amphores

 Avec les pneus il phosphore

Suivez le creux sémaphore

Se prend pour luminophore

En fait un aplacophore

Mollusque marin… qui fore.

Sans cesse va à perfore

Portant fleurs à canéphore

Ou l’antiq’ électrophore

Charge nulle de l’e-ffore !

Même mu par des éphores

Ces sénateurs chromophores

Craignant le feu pyrophore

Se turent pneumatophore !

Cet insecte doryphore

Guimauve gonophore

N’est point support Théophore

Mais un vrai Siphonophore.

                                                          Signé : Pergame Cistophore

                                                   « Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes ! »

                                                                                                   alain harmas

 

 

 

 

 

 

Rumeur dans le métro!

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Rumeur dans le métro aux haut ho « traboules » !

Deux antiques gones  échangent

… tu y votes ?

… non… et toi ?

… moi non plus…

… tu y sais pourquoi ?

… non… et toi ?

… moi non plus…

… ça te rassure ?

… pas plus qu’une gognandise… et toi ?

… moi non plus !

… t’y crois aux prédicats d’la Panot des pneus ?

… non… et toi ?

… moi non plus !

… y paraît que les Grünnen des Ecrolos y vont déconstruire le nom des rues… t’es pour ?

… non… et toi ?

… moi non plus, mais si c’est une de chez nous… « la montée Du Tire Cul » t’en dis quoi?

… ça va pas… y s’y sont bien bouchonnés ces Ecrolos et toi ?

… ben moi non plus !

… bon, ça fait du bien de causer… je descends là… et toi ?

… moi non plus !

                            « Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes ! »

                      alain harmas

Qian Long et la cour du Sixième Empereur de Chine

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Où il est question du discernement.

Érudit auditoire entendez le comment se livrent les petits marquis de la cour de l’Hégémon Qing…Qianlong 乾隆sixième empereur mandchou Qing vécut du 25 septembre 1711 au 7 février 1799.

Un jour, ce grand prestigieux qui avançait en âge, souhaita trouver un cheval dont la fougue puisse être en accord avec l’énergie déclinante du cavalier qu’il était. Il voulait poursuivre son grand projet « l’Eloge de la ville de Moukden et ses environs »
La ville de Moukden était située à 800 kilomètres au nord-est de Beijing…
Les conseillers du souverain se tournèrent vers les caciques experts chevronnés de la cour, mais nul ne parvint à dénicher le parfait destrier.
La cour était inquiète, pour sa sécurité, car vous savez qu’il suffit d’un mot du monarque pour qu’il ordonne l’exécution par le fil de l’épée des conseillers incapables de trouver une réponse.

Un garçon d’écurie avait entendu.

Il suggéra au chambellan de l’Hégémon qu’il pourrait trouver cette monture, si l’ordre lui en était donné.

La hiérarchie de haute cour toute à son dédain considéra le palefrenier avec ricanement, elle le laissa faire en se préparant à récupérer la solution si le garçon réussissait ou à l’occire s’il échouait.

Un jour, il vint avec un cheval en tout point adapté à la physiologie du grand monarque.

Foin fit alors l’assemblée des courtisans qui brocarda le valet des litières, songez : il avait qualifié d’alezan la couleur de l’animal… dont la robe était baie. Et tous les flatteurs de se gausser avec suffisance ironie.

L’Empereur entendit cette bronca courtisane et jugea que le garçon avait mille fois raison de distinguer l’essentiel de l’accessoire, la couleur n’ayant aucune importante pour ce cheval idéal, sa morphologie son calme son équilibre permirent au souverain malgré son âge de poursuivre de longues randonnées vers Moukden.

Si bien que le camériste qu’il devint ne quitta plus ni le cheval ni le monarque…

« Qu’importe la couleur si la monture est à ma main ! »

La cour fit silence, elle attendait son heure… ça n’a pas changé.

Ne sommes nous point sans cesse confrontés à ces misérables petits marquis qui pour valider leur in-importance imposent le pouvoir au savoir…

Je vous laisse loisir d’évaluer comparativement le comportement des petits marquis de notre cour élyséenne… son microcosme germanopratin.

                                    « Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes ! »

                      alain harmas

Toute comparaison ne serait pas raison!!!!

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Traité du Vide Parfait de LIE Tseu…

Un Songois (Habitant du pays Song)  dressait des singes, les aimait, et nourrissait toute une bande, il anticipait leurs désirs.
Les singes comprenaient leur dresseur, qui privait sa famille de nourriture afin de les rassasier.

Une disette survint et il fallut diminuer la ration des animaux. Craignant une rébellion, le dresseur rusa : « Vous n’aurez que trois glands le matin et quatre le soir. Cela suffira! »

Tous les singes se dressèrent, en colère. La disette persista, le dresseur dit : « Bon le nombre de glands le matin passera de trois à quatre et trois le soir. Cela suffit-il? »

Tous les singes se couchèrent joyeux.

Les êtres, habiles comme sots, se dupent ainsi mutuellement. Les personnes dupent par leur savoir la foule des imbéciles tout comme notre dresseur dupa les singes.

Ne pas masquer le réel par des mots provoque joie ou colère.

Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes

                                                                       Gentilés  
                                                                       Si le voulez bien
                                                                       Lisez suite jour prochain
… vous pouvez aussi charger le lien des éditions Alain Iametti sur votre moteur de recherche : https://www.editionsalainiametti.com/
vous trouverez les opus édités…
                                                                                                  L’Ange Boufaréu

Vide-médian

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Opus : Traité du vide parfait de Lie Tseu… 列子 chapitre : discours sur les contrats… Epoques Printemps et Automne écrit entre le 2ème siècle avant JC et le 3ème siècle après J.C…

Le peuple de Handan offrait chaque nouvel an des tourterelles à Jianzi, qui en était content et offrait des cadeaux en retour.
Interrogé sur la raison, Jianzi répondit :

« Libérer des êtres vivants pour le Nouvel An, c’est montrer de la compassion »

On lui répondit :
« Connaissant le désir du prince de libérer des tourterelles, le peuple redouble d’efforts pour en capturer… et beaucoup meurent.
Si le prince désire conserver la vie des tourterelles, le mieux est d’en interdire la capture.

La compassion que vous montrez… ne compense pas les dommages causés par les captures »
Et Jianzi répondit :

« Juste »!

« Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes ! »

alain harmas