Vagues de “pruts” et autres flatulences…

Vues : 136

Gentilés de la noosphère du cosmos… et au-delà…

Depuis ma dernière station le 26 mai, ici, en hexagone… dont le monde entier nous envie l’art de vivre… si, si ! nous avons vécu deux grands « pruts » flatulences si vous voulez… farts… consécutifs aux borborygmes d’indigestions… longtemps accumulés…
Ils commencèrent en l’an 2007… lorsque le « résident » à peine intronisé cocufia ses électeurs en recrutant des « gauchistes »… le suivant « résident » spécialiste de l’anaphore « grubatrosugilostract » et accessoirement porte-parole de « mon ennemi c’est la finance (sic) et re (sic) »… enfin le dernier « résident » en fonction, celui-là même qui oriente sa vision selon le creux des vents de la rose des vents… donc 17 ans pour qu’éclatent les authentiques « pruts » puants après deux séances des législatives… qui révélèrent le gigantesque merdier des flatuosités interconnectées triphasées…

Toi! ô Jiang Jun! que t’inspire cette situation ? Tu peux parler… sache que tout restera entre-nous… tu peux parler sans crainte… la parole sur ta main, la main sur ton cœur, ton cœur sur ton portefeuille… tu vois ce que je veux dire !

Lecteurs, je vous rappelle que nous avons invité le Général Jiang Jun… qui de façon cyclique nous fait l’honneur de venir nous faire un « coucou » tout les 25 siècles dans notre chère thébaïde… « jadis » n’est pour lui qu’un instant cosmique autant abrahamique que dynamique…

Ah !… take care Jiang Jun va parler
Mon cher Ange Boufaréu…
C’est moi… merci grand Jiang… de l’affection que tu me prodigues…

Comme je le disais la fois passée…
Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes, nous devons jamais perdre de vue : la doctrine, le temps, l’espace, le commandement, la discipline.
C’est dans ces cinq matières que se trouve la voie de la victoire.
Or… Ange…
Or… Jiang…
Le guy élu…
Tu veux dire… le « résident »…
Si tu veux… mais tu sais chez nous, on fait comme ici…
Mais encore ?
Tu causes bien le « franglais »… nous on s’est adapté avec le « zhōnglais »…
Magnifique…
Donc je vais te révéler ce que ton 水仙 Shuixian…
C’est qui ça…
Ben ton « résident »
On traduit résident par Shuixian ?
C’est une métaphore…
Eh bien traduit donc la métaphore
Est-ce bien nécessaire ?
Oui!
Bon : Shuixian signifie narcisse… souvent on a recours à ce détour pour éviter les méprises… dialectiques… on donne dans la didactique tu comprends… pour être clair.
Bien sûr… donc le Shuixian aurait dû…
S’il avait respecté les cinq règles, il serait devenu ipso facto… au fait, tu observeras que l’on a aussi intégré le latin…
Quel talent !

Ipso facto donc il devenait celui qui eut répondu à la première hypothèse des trois synthèses :

« Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eusses-tu cent guerres à soutenir, cent fois tu serais victorieux »

Or, il ne le fut pas !
C’est ça…
Tu peux nous expliquer…
C’est simple… il croyait que sa belle gueule de Shuixian était suffisante, elle avait fait ses preuves pendant cinq ans… or depuis 2007… tu votes à droite on te fourgue une politique de gauche… tu anaphores en hurlant sur les financiers qui ponctionnent la glèbe… enfin tu chantes ni/ni souvent, en même temps toujours, et surtout tu craches sur la culture… voilà la récolte…
Tu préconises quoi ?
Attends voyons la seconde hypothèse :

« Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales »    

Il est en train d’évaluer ses chances…
Sans doute mais… n’oublie pas la dernière hypothèse…

« Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites »

Quel est ton avis… final… peut-être finaud…
Tu sais mon cher Ange que mes conseils sont recherchés par les grands de ce monde… songe que Clausewitz lui-même m’appela pour que je lui baille les conseils utiles et nécessaires pour bouter ton Napoléon… et même je peux te dire confidentiellement que l’aide de camp de l’Empereur m’avait téléphoné pour que je vienne conseiller l’empereur… Que crois-tu qu’il ait dit… ?
Je ne sais !
Il n’avait pas besoin de moi… alors, j’acceptais de voir la coalition… j’avoue qu’ils ont été généreux…
Et l’Empereur ?
Tu connais le reste… loin sur une île… et pourtant j’avais la solution…
Et pour nôtre… shui…
Tu sais qu’il a étudié un célèbre Italien… Machiavel… je crois qu’il a conservé beaucoup de connaissances…
Il considère que :
« Gouverner, c’est faire croire ! »
Il dit aussi :
« Gouverner, c’est mettre vos sujets hors d’état de vous nuire et même d’y penser ! »
Enfin… il pense que :
« Le hasard gouverne un peu plus de la moitié de nos actions, et nous dirigeons le reste. »
Crois-tu que ce viatique soit suffisant pour cinq ans ?
“la seule question qui vaille est de savoir comment il va conduire l’évolution de ce peuple… de cette culture… de ces traditions… tu vois Ange… ce mec, il n’en a rien à cirer de l’hexagone… et même… tout semble aller vers… une belle déconstruction… ça!”
« … ça… ? »
« Comme pour Napo… ton guy rejettera tous les conseils… » il n’en fera qu’à sa tête!
Ah ! terminons, je dois aller voir les Russes… « tu supprimeras : ton guy, rejettera tous les conseils… de ton compte-rendu… ce propos ne sert à rien… mais tu conserves Shuixian… au fond tu fais comme tu veux!”
Et le peuple?
Le quoi..? Mais mon pauvre Ange… le peuple… tu me fais rire… mais si tu m’invites à nouveau je te présenterai mes analyses… sur ce peuple!

Jiang Jun… grand seigneur demanda un fēn 分*  pour le conseil…
(*Précision du lecteur-correcteur 1 分 = 1 centime)

谢 谢! 大 将 军  xiexie ta jiang jun (merci grand Jiang Jun)

                                                Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes

                                                                       Gentilés  
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                                                                                     L’Ange Boufaréu

 

 

“Ce qu’il advint lors de la rencontre entre Jiang Jun et Raoul L.” Vingt-et-unième station.

Vues : 318

(Libre interprétation des mémoires de Sima Qian historien chinois de l’époque des “Royaumes combattants” de – 453 à -221 avant J.C. qui traita des vies illustres dont celle de Sun Tse, lequel écrivit: :  “L’art de la guerre”  孙子兵法… Sun Zi Bing Fa.)

Ils sont deux… le silence était impressionnant après tant de tumultes…
Ils s’observent… chacun en bout de piste d’un aéroport…
Les heures filent… aucun atterrissage… aucun décollage… aucune vie… personne ne vient vers eux…
Pendant trois jours… progressivement ils ont avancé leur siège…
Ils se sont presque rejoints…
Ils sont face à face…
Dix mètres…
Deux mères…
Un mètre…

ici…           là…

… mon nom est Jiang Jun.
… moi, c’est Raoul L.
… je suis général et toi ?
… on m’a classé chez les « nouveaux philosophes »… je te connais… Sima Qian parlait de toi… je ne pensais pas te rencontrer… ici…

… qu’est-ce qu’il dit Sima ?
… attends je vais ouvrir ma tablette, elle sait tout… j’ai lu plusieurs fois l’introduction concernant ton traité de la guerre… écoute…
… je connais…
… oui… mais le lecteur…
… ça existe encore ?

… Jiang Jun est un homme du Qi. Il fut reçu par le roi Helu du royaume Wu :
« J’ai lu les treize chapitres de votre « Traité de la Guerre » lui dit le roi. Pouvez-vous me faire une petite démonstration sur l’entraînement des troupes ? »
… certes !
… pouvez-vous essayer avec des femmes ?
… c’est possible !
Alors, on fit sortir du palais cent quatre-vingts belles femmes. Jiang Jun les répartit en deux équipes, nomma à leur tête les deux concubines préférées du roi et ordonna à toutes de tenir une lance.
… savez-vous reconnaître votre devant, votre dos, votre gauche et votre droite ? demanda Jiang Jun.
… nous le savons !
… quand je dirai en avant, regardez devant vous, si je dis à gauche, tournez-vous vers la gauche ; à droite, tournez-vous vers la droite ; arrière, tournez-vous vers l’arrière.
… d’accord !
Il donna les sabres et haches de guerre… en répétant cinq fois les explications.
Il fit donner du tambour et commanda :
À droite ! Toutes les femmes éclatèrent de rire…
… mes explications n’étaient pas claires… mes ordres n’ont pas été compris… c’est ma faute.
Il répéta ses explications plusieurs fois puis… il fit donner du tambour et commanda :
À gauche ! De nouveau les femmes éclatèrent de rire…
… si les ordres ne sont pas clairs et n’ont pas été compris, c’est la faute du commandant en chef… mais si les ordres étaient clairs et s’ils n’ont pas été obéis… c’est la faute des officiers !
Dès lors Jiang Jun prit les dispositions pour trancher la tête des deux concubines chef…
Le roi affolé envoya quelqu’un pour dire :
J’ai compris que vous êtes capable d’utiliser une armée ! Ces deux femmes sont mes concubines préférées sans qui la nourriture n’aurait plus aucun goût pour moi… laissez-les en vie !
… vous m’avez donné l’ordre de prendre le commandement en chef… or, celui qui est à la tête d’une armée ne reçoit d’ordre de personne, pas même du roi.
Il fit décapiter les deux femmes…
Puis de nouveau il frappa le tambour…
Les femmes tournaient à gauche, à droite, devant, derrière, s’agenouillaient, en respectant rigoureusement les règles sans qu’aucune n’ose prononcer un mot.
Jiang Jun envoya un messager :
Vos troupes sont prêtes, vous pouvez les éprouver et venir les inspecter. Il suffit que vous vouliez les utiliser et elles pourront même traverser l’eau et le feu.
… allez dit le Roi… je ne veux plus vous voir…
… le roi apprécie la théorie… mais ne souffre pas la pratique ! »

Silence…

Raoul L : le roi avait compris… il était inutile de couper la tête aux deux femmes…
Jiang Jun : la nomination du général appartient au domaine réservé du souverain… la décision de la bataille est celle du général… au vu des résultats, le roi décidera.
Raoul L : que fais-tu de l’humanisme… le roi aimait ses femmes…
Jiang Jun : Le roi a dit « Pouvez-vous essayer avec des femmes ? » c’est qu’il voulait éprouver toutes les situations, dans une guerre, l’ennemi ne fait pas de différence : hommes, femmes, enfants, vieillards… ils sont tous opposants… le roi voulait une preuve… il l’a obtenue.
Raoul L : … le roi reste le souverain qui décide…
Jiang Jun : il voulait le réel… mais pas des mots… dans la guerre, le général guide les opérations pour la victoire… s’il perd il sera jugé… s’il gagne ce sera le triomphe du roi qui aura su choisir son général… n’as-tu pas fait la même chose, lors de ta dernière guerre ?
Raoul L : je reste sur cette noble idée qu’il ne fallait pas exécuter les femmes.
Jiang Jun : tu joues sur les éléments… une femme nommée « officier » perd son sexe et gagne une fonction… c’est l’officier qui a désobéi… je suis général, je suis nommé pour cette qualité, je ne suis pas moraliste… le roi me demande de diriger la guerre… on ne fait pas la guerre avec de la morale…
Raoul L : c’est primaire…
Jiang Jun : dis-moi Raoul L. … tu as dit : on m’a classé dans la catégorie des « nouveaux philosophes ». Pourrais-tu être dans une autre classe ? Celle des anciens ? Mais ceux-là n’étaient-ils pas assez philosophes pour toi ? Es-tu donc philosophe, nouveau-philosophe ou autre chose… ta mouvance n’aurait-elle d’autre niveau que celui de ta propre classe ?
Raoul L : question étrange !
Jiang Jun : tiens donc, mes questions sont étranges !
Raoul L : quelle est la justification de ta question ?
Jiang Jun : Tu me demandes des justifications… et tu n’as pris aucune précaution pour qualifier mon acte : d’inutile. Je répète : je suis général… ni ancien général… ni nouveau général… ni autre type de général… seulement général… J’adhère à l’idée que le roi ait la gloire et les succès… j’applique la règle : celle de la doctrine.
Je constate que la tienne : ta doctrine vire comme une girouette… : tu es philosophe ancien… nouveau-philosophe… on te classe là… tu te classes ailleurs… tu clames des causes sans mandats… tu te drapes à grand bruits dans des facettes… ta génération prétend créer de nouveaux penseurs… sache qu’un général commence toujours par définir la doctrine de son adversaire pour l’affronter…
Raoul L : la doctrine est un carcan… elle doit s’adapter…
Jiang Jun : c’est ça, comme un caméléon… mais, sache que la guerre est intemporelle… à preuve, depuis 27 siècles les peuples du monde s’inspirent de mes théories, car les hommes qui veulent le pouvoir sont toujours les mêmes… seuls les « nouveaux-philosophes » prétendent le contraire… tout en s’inspirant de leurs méthodes…
Raoul L : il faut repenser les liens, la démocratie est la voie…
Jiang Jun : tu veux parler de l’habillage du pouvoir…
Raoul L : j’ai consacré ma vie à harmoniser les rapports entre les peuples !
Jiang Jun : … d’où vient cette vertueuse intention?
Raoul L : la raison !
Jiang Jun : si c’est la raison… pourquoi ne t’attelles-tu pas à la déraison à l’insécurité à la désunion qui règne chez toi… dans l’hexagone ?
Raoul L : j’œuvre pour l’humanité…
Jiang Jun : l’hexagone est trop petit pour toi…
Raoul L : je réveille la conscience de l’homme…
Jiang Jun : tu clames cette farce pour ta propre gloire…
Raoul L : depuis toujours je milite…
Jiang Jun : tu emploies les mêmes qualitatifs que tu brandis depuis le début de ton prédicat, tu as appartenu à toutes les époques du marxisme pur au libéral-étasunien impur… c’est ça ta doctrine… elle est résumée dans le qualificatif « nouveau »… et comme chaque matin est nouveau… tu adaptes ta doctrine… à la conjoncture… nouvelle !

Raoul L : … sauver l’humanité tel est mon engagement…
Jiang Jun : c’est ça, un « passant engagé » qui se veut immortel… depuis 27 siècles, tu es le millième à prétendre diffuser le nouveau prédicat sur des barricades vantant des théories et faisant fi des pratiques… c’est « L’éternel retour » qui te taraude…
Le souverain décide des orientations… le général n’est qu’un moyen… il doit agir selon les règles de la doctrine… le roi doit savoir qu’il vaut mieux deux têtes qui tombent que 50 millions de morts qui ne se relèveront jamais… dans un royaume détruit…
Pour toi, les anciens étaient trop antiques… ta génération et ses thuriféraires ont créé les fameux « modes-philosophes » qui s’emparent des théories du moment…
Tu n’es ni général soumis aux Règles…
Ni souverain lié aux Lois…
Tu te prétends être au-dessus de ce cadre… alors… tu ratiocines sans fin pour ta propre gloire.

Silence…
Soudain une annonce…

« Les deux derniers vivants de l’humanité sur la noosphère sont invités à se présenter au comptoir d’enregistrement, pour le dernier vol aller-simple vers les cieux.
Embarquement immédiat ! »

                                                  Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes

                                                                       Gentilés  
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« Métamorphose » à la manière de… Kafka N°20

Vues : 99

Un matin, au sortir d’un rêve agité…

Un homme…
l’honorable Lebai Harnais originaire du Sud-ouest, géniteur de plusieurs ouvrages dont : « A bu de pouvoir » plumitif sur Nicolas 1er… il avait aussi enfanté un mouvement centriste qui se décentra vers le ni ni… il était plongé dans une morne morosité… laquelle voyait le flux du temps trépasser devant ses regards hagards…
Un téléphone…
Soudain un son tintinnabula le rappela au présent… de l’indicatif(sic)
Une femme…
C
’était Gente Colombe des Traboules qui avait déclenché le grelot… chimérique.
Ils causèrent, les minutes furent historiques… nous allons voir pourquoi…
Jadis, Lebai Harnais et Gente Colombe des Traboules s’observaient de loin…
Chacun sur son strapontin, calculait le moment où il aurait le plus de chances de supplanter l’autre… hélas du plus loin que sœur Anne pouvait se remémorer… elle ne voyait que la poussière qui poudroyait sur leurs épaules et l’herbe qui verdoyait entre leurs jambes… à cause de l’immobilisme… leur carrière s’amenuisait… se ratatinait… s’escagassait… vint le coup de grelot de Gente Colombe des Traboules…
Un couple...
Là, entre le beau pur-sang Lebai Harnais et Gente Colombe crème des Traboules, on conclut une union… Darwin en resta bouche bée… dame une union d’un cheval, certes pur-sang gascon et une colombe crème native des traboules… avouez : c’est pas banal…
Personne n’en sut rien… ni les gazettes, ni les scribes, ni les fabliaux, ni les lucarnes lumineuses, ni les raconteurs planqués sous les lits nuptiaux…
Quelques jours plus tôt, l’un sous le Chanel l’autre au-dessus du Bras de Mer… franchirent l’espace… là-bas dans le secret le plus total… ils rencontrèrent l’éminence… la sommité… la révélation… j’ai nommé le docteur Aldous Huxley…
Une nuit… 
… au sortir d’un coït triphasé… ils enfantèrent…
Aldous préconisa la fécondation… in vitro, qu’il avait théorisé dans son “Meilleur des Mondes”. Le docteur Huxley avait conseillé cette solution in vitro, parce que chaque jour, elle était contrôlée, permettant une génétique inouïe originale… libérant enfin les quidams géniteurs qu’impose l’absurde conception vivipare… plus de hasards… le rêve matérialiste total…
Une progéniture…
Le « Petit » fut prénommé Ἐμμανουήλ Emmanouēl… Manu pour les intimes…
Moi, le père, Le Bai Harnais je l’ai placé sous le signe de la transcendance… jupitérienne
Moi, la mère, Colombe des Traboules, plus modeste, je l’ai voué à l’immanence… des Guignols de la presqu’île…
Un programme…
Chaque stade de l’avancement du développement fut judicieusement fertilisé… par des programmes ad hoc : du concentré de Machiavel, de la pâté de social-démocratie, du feuilleté de Smith Riccardo aux enzymes marxiste… des extraits de logarithme bancaire principalement ceux dits du « blason rouge »… à haute doses… sans oublier les concepts ni, ni…
Les parents… discrètement… le regardaient pousser…
La croissance fut rapide et exponentielle… mais dans un premier temps contenue…
Des gourous…
Afin de sublimer l’éclosion, il fut placé chez un premier tuteur… là, il pouvait réciter par cœur les textes de Machiavel… éditions de la Pléiade par le début… puis par la fin… les pages pairs… suivies des pages impairs… sans oublier les référence en latin, grec…
Nicolas 1er qui avait des idées… organisa un groupe de réflexion… francisé « think tank » sous la houlette d’Athalie… qui interpella la racine du rêve de Manu…
« Tremble, m’a-t-elle dit, fille digne de moi.
Le cruel Dieu des Juifs l’emporte aussi sur toi.
Je te plains de tomber dans ses mains redoutables,
Ma fille. »
Un être ah! ça mais! 
Manu répliqua… Premièrement : je ne tremble jamais ! En second, je ne suis pas une fille ! Quant aux Dieux laisse-les où ils sont ! Je n’ai pas besoin d’eux, je me sortirai toujours de toutes les mains redoutables !
Oh joie des géniteurs!
Le Bai Harnais son père… Gente Colombe des Traboules sa mère… étaient comblés…
Car voyez-vous lecteur… à quoi pensent les parents lorsqu’ils éducationnent leurs enfants… ils pensent à leurs retraites… ils la veulent en or.
Andiamo crescendo…
Alors le bambin… prit la direction des « Rouges Blasons » où il fit merveille… le père et la mère attendaient avec ravissement le pactole futur…
Lors d’un conseil restreint avec les géniteurs… un prophète séfarade conseilla de placer le petit chez un Batave qui menait gros train de vie… du côté du Faubourg Saint-Honoré…
il devint total secrétaire de son palais…
il devint si total… que le Batave… se retira dans un gynécée… là, il put exercer ses talents cachés…
Manu 1er prit place…
Le Bai Harnais paternel… obtint rente mais quelques inscriptions refirent surface et… il dut se retirer… mais non loin… il planifiait sur papier papyrus… il méditait aussi quant à la protection très mineure que la progéniture avait exercée pour sa protection… il en fut marri.
Gente Colombe des Traboules maternelle reçut tel l’oblat, l’insigne joie de vivre non loin de son bambin… se faisant… Gente Colombe des Traboules constatait jour après jour… l’indocilité de son pilon… lasse elle s’en revint du côté des Traboules…
Indépendance…
Il n’en faisait qu’à sa tête…
Parfois…
Le Bai Harnais… père
Gente Colombe des Traboules… mère
Se retrouvaient en des lieux secrets…
L’âge, les dieux, les juges, les autres… enfin Manu… se penchaient sur leurs rhumatismes… il apportait quelques fleurs… des immortelles surtout.
La jeunesse est ingrate.
Enfin Manu comme César : veni, vidi, vici… terrassa… la Dame qui prétendait lui ravir la place… ah ça mais !
Enfin…
Voilà que Manu succéda à Manu… le temps est infini…
Les anciens sceptres quinquennaux n’en sont pas revenus…
Darwin est de retour pour ajouter un second volume à cette « évolution »… scrogneugneu
Huxley se frotte les mains : ça c’est bon pour les affaires…
Le Bai Harnais… se morfond…
Gente Colombe des Traboules… se confesse… elle fait le Point
Lors d’un dernier concile, les parents… discrètement… avant l’intronisation et le prédicat des cinq années à venir… racontent…
« Au fond Manu… de l’Hexagone… il s’en fout…
Il a avoué… qu’il allait comme l’ancêtre Zeus, devenir un taureau blanc… orné d’une corne au front en forme de croissant non loin du prophète… il ira folâtrant dans les prairies… séduire Miss Europe… c’est sûr… certain… écrit… elle montera sur sa croupe… elle est déjà montée sur son dos… alors ce sera la fin de l’histoire…
Depuis qu’il est sorti de son bocal… il ne pense qu’à ça !
Hélas… nous sommes des parents… jobardisés ! »

« Si cela peut vous consoler… “oh!dieux”… parents : c’est que vous n’êtes pas les seuls ! Oh! les ancêtres… vous aviez confié votre coït au Meilleur des Mondes… ne vous étonnez point d’avoir une progéniture Nouveau-Monde… vous avez voulu jouer aux dès de la métamorphose… cueillez le résultat!”

                                                    Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes

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L’Anaphore fait l’élu… N°19 veille d’élection…

Vues : 93

Sosthène Grumeucheux… se plut à rassembler dans un plumitif ma foi fort dodu… les mots qui surgirent… spontanément ciselés par les conseillers MacChnuf… pour les caciques en vue du strapontin du Mont-Ticule élyséen… il me l’a baillé… il commence par Auguste… il se termine par une attente… insoutenable… dans les rédactions la tension est palpable… le susse-pense est torride… une suite d’anaphores… bien de chez nous…

Moi Auguste élu… je ne serai pas un cul-terreux… je serai, en – 19 av J.C. le premier empereur romain… à la suite d’un arrangement avec le sénat…

Moi Justinien élu… je ne serai pas le dernier grand empereur romain mais le premier grand empereur de l’Empire byzantin…

Moi Henri VIII élu… je ne serai pas aux ordres du Vatican, je l’expulse manu militari, car il ne veut pas me divorcer de ma sixième femme, je suis le créateur d’une nouvelle religion « Hosanna in London Déo. »

Moi Mao Zedong élu… je ne serai qu’aux ordres de moi-même pour être le premier président communiste de la Chine en créant une nouvelle dynastie… après la dynastie Qing 清 « Lumineux » voilà la dynastie Hong 红 « Rouge »

Moi Joe Biden élu… je ne serai pas cacochyme, je serai le premier président US le plus âgé… le premier enfin à vendre du gaz de schiste aux Germains… le suivant à fracasser l’Europe… merci Vladimir…

Moi François Mitterrand élu… je ne serai pas vaincu pour ma troisième participation à l’élection au strapontin suprême… je serai le premier président socialiste de la Ve République et par-dessus tout : géniteur de la droite extrême…

Moi François Mitterrand élu… je ne serai pas terrassé par les ordonnances médicales, c’est moi qui contraindrai les médecins au silence… je serai le seul premier président qui a vécu deux mandats de sept ans… j’ai tant couvé la droite extrême…

Moi Jacques Chirac élu… je ne serai pas le premier président qui craint les socialistes… ah ça mais… je dissoudrai l’assemblée… et j’aurai un Premier ministre socialiste sous ma surveillance… j’ai fait le dernier mandat de sept ans…

Moi Jacques Chirac élu… je ne serai pas le premier président qui dialogue avec l’extrême droite entre les deux tours… je serai le premier président qui aura fait un mandat de sept ans et un rabougri de cinq ans…

Moi Nicolas Sarkozy élu… je ne pactiserai pas avec les bobos socialistes… ils deviendront mes ministres pendant mon quinquennat, ils me remercieront lors d’un bugne à bugne célèbre par leur candidat anaphorisant… en tant qu’euphorisant…

Moi François Hollande élu… je ne serai pas le complice de la finance qui est mon ennemi… je serai le président qui renonça à un second mandat… moi, président normal, je ne voulais pas revivre les attentats et les renoncements à mes promesses…

Moi Emmanuel Macron élu… je serai celui qui copine avec Paul Jacques André Arthur et les autres… je ne serai ni du centre ni de gauche ni de droite ni d’ici ni d’ailleurs… je suis tel le dieu « Ubiquité » en tout lieu nulle part et partout…  je suis le premier président élu à moins de 40 ans… en terrassant la droite extrême… merci mon François Mi-Mi…

Moi Emmanuel Macron… je vous emmerde… je suis toujours le plus jeune président… un miracle de la méritocratie… si.. si… le premier président à causer pour la seconde fois avec la représentante de la droite extrême…

Moi citoyen quidam… je…

Toi… circule !

                                                 Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes

                                                                       Gentilés  
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Brève d’outre atlantique, aux USA… N°18

Vues : 376

Gentilés…

Nous nous sommes intéressés à une brève… éditée dans les journaux US.

La brève en journalisme est un texte très court : 7 lignes maximum. Elle répond à la règle   des cinq W… définition mnémotechnique US : il s’agit de cinq questions…
Historiquement cette définition mnémotechnique est une création de Quintilien rhéteur latin bien connu né en Espagne qui vécut, il y a 20 siècles. Il conseilla César dans son art oratoire… sa création traversant l’Atlantique devint “Made US”… comme tant d’autres choses…

Voilà la brève :

« Madame Ketanji Brown Jackson a été nommée à la Cour Suprême des USA par le président, à Washington le 7 avril 2022 en raison de ses atouts. »

Analyses

Qui             : Madame  Ketanji Brown Jackson
Quoi           : a été nommée à la Cour Suprême, par le président des USA.
Où              : à Washington
Quand        : le 7 avril 2022
Pourquoi     : on hésite encore pour répondre à cette question…

Hypothésons… du verbe éponyme : hypothéser qui n’existe dans aucun dictionnaire…
: parce qu’elle est compétente disent les sénateurs
: parce qu’elle est démocrate dit le président
: parce qu’elle sera la première magistrate afro-américaine dit l’info.

Première réflexion
: on eut pu imaginer qu’une autre candidate soit élue
: parce qu’elle aurait été compétente auraient dit les sénateurs
: parce qu’elle aurait été démocrate auraient dit le président
: parce qu’elle aurait été une Indienne Sioux… aurait dit l’info.

Seconde réflexion
: on eut pu imaginer qu’une toute autre candidate soit élue
: parce qu’elle aurait été femme compétente auraient dit les sénateurs
: parce qu’elle aurait été femme démocrate auraient dit le président
: parce qu’elle aurait été blanche… aurait dit l’info.

Troisième réflexion
: n’envisageons pas cette hypothèse
: parce que nommer un homme serait du favoritisme…
: parce que nommer un blanc serait l’horreur…
: parce que ce serait du racisme… aurait dit l’info.

God bless you.

Conclusion
Chers Gentilés, nous laissons votre sagacité déductive de lecteur de conclure…  

                                                      Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes

                                                                       Gentilés  
                                                                       Si le voulez bien
                                                                       Lisez suite jour prochain
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                                                                                     L’Ange Boufaréu