Koba ou la sombre rémanence Chapitre N°9 Fable : le toutou et le suprême magistrat.

Vues : 16

Résumé des épisodes précédents… nous sommes à Larchy… où se trament des thrillers amphigouriques autant qu’abracadamantesques… au piémont entre les Hauts de Larchy et les Bas de Larchy… à équidistance si on veut… bref un espace inactinique… autrement dit sans rayonnements… Luigi l’auteur Sicilien… Raphaëllo le peintre Italien et Sosthène Grumeucheux ferblantier de son état devenu auteur bien connu des aficionados de la page dense… sous la ramure d’un baobab… dans l’obscurité… attendaient Atharexa Fineligne espagnole réfugiée à Larchy pour soigner son coryza… la sombritude était palpable… soudain tel un météore ou une colombe chacun peut interpréter… un oiseau se posa sur la grande la palette de Raphaëllo qui attendait le premier rayon de soleil pour le saisir au pinceau instantané… l’oiseau caqueta… comme il se doit… il portait dans son bec un message… Sosthène l’en saisit l’oiseau repartit vers les contrées boréennes… ici les contrées étaient plutôt “bornéennes”… l’émotion était palpable… je sais le scribe se répète mais comme a dit un célèbre mec ” le message c’est le massage!” ça c’est fort…

Sosthène ajusta sa binoculaire stratosmorphique qui lisait la nuit le jour sous l’eau derrière un mur ou un halo… tous se stupéfièrent… on se souvient que le chapitre numéro 8 nous relatait les affres d’un wouahwouah… qui depuis 19 mois hurlait sous ses fenêtres… au grand dédain des lois, caciques, alguazil, forces et compagnie…

Atharexa souffrait de coryza assommée des états sonores du molosse… elle avait fait tripler les vitres de ses fenêtres… doublé les portes… recouvrir les murs de protections phoniques grâce à l’aide d’un cousin fonctionnaire à Neweyorque… il était dans la CIA… il savait lui…

Voici ce qu’écrivit Atharexa… Sosthène lut… la fable… et quelle fable ! 

Un chien jeune encore
Mais future pécore
Par son maître acheté pour garder la maison
Afin de prévenir tous les faiseurs zonzon…
Matin et soir aboyait
Et tous riverains oyaient.

position d’incrédulité d’un riverain qui subit depuis 19 mois les hurlements du chien… sans décision… hors celles des comités Théodule…

La chose fut ourdie début du mois d’avril
An deux mille dix-neuf rendant peuple fébril.
Adonc dans ce chemin jusque-là bien calme
Le peuple avait vécu paisibl’en son alme.
« Chemin de la croix des rameaux ainsi nommée »
Vit au rythme des hauts hurlements forts clamés.

patiente la riveraine… mais…

Patient…
Conscient…
Notant…
Distant…
Le voisin voisinant, vint quérir l’alguazil
Force municipal qui rangea son fusil
Ecouta le quidam et pondit aussi sec
Là le préalable !  « Il se taira le mec ! »
Devant ce fier propos, le voisin prémuni
Organisa les six étapes définies.
Le temps dura six mois, pendant que l’animal
Plus libre que jamais… hurlait en anormal
Le maître contacté rejeta toute voie
Un vrai non-dialogue : « Le toutou est à moi ! »
Entre-temps le seigneur avait cherché noises
Avec riverains en… verves  peu courtoises.
Le ton s’envenimait…
Donc, voir l’autorité…
Pendant ce temps le chien libéré de nos lois
Manifestait plus fort encore chaque fois.
En ce moment de fin de l’année écoulée
Nous avions à Charly  notre maire alité
La première adjointe tenait le gouvernail
Temps très difficile pour être sur les rails
Le maître convoqué signa un imprimé
Permis aux riverains… un espace calmé.
Silence
Immense
Pendant confinement
Espace apaisant.

illustration… d’une élection à Larchy…

Hélas…
Hélas…
Juin : il fallut voter : un nouveau cacique…
Elu pour bien six ans… autre politique…
C’était bien le cas !
Depuis il s’ébat,
Le chien !
Malin…

chien qui pense…

« Ben : je ne connais point ce nouveau notable
Il ne s’est présenté… est-il bien capable ?
J’apprends des riverains que loin, il combine
De me faire taire il n’a pas vu ma mine ?
On dit vrai qu’il lança contre moi la fatwa
Pourtant je ne suis pas du style obijawa
Et me faire arrêter !
Je vais manifester !

Woah le chien qui parle…

La missive arriva bien… un seize au logis
Mi-novembre un mois plein d’élégies.
On allait m’envoyer les policiers musclés
Il y a vingt-six jours que j’attends la raclée
Elle n’est pas près de venir
Il faut du cran pour s’affermir
Dans la situation…
Il faut la décision…
L’autorité
Bien maitrisée !
Allez, je vais prendre du souci
Hurler quatre heures telle une scie
Ça épuise
Quelle mouise !

Demain sera vingt-sept matins contrevenant…
Où je pourrai sans fin jeter mes hurlements
Oh cacique bien loin…
Le chien te salue bien ! »
Morale : si tu veux chien en ergastule
Prévois le moyen ou… deviens ridicule…

Gentilés
Si le voulez bien
Lisez suite semaine prochain

Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes
L’Ange Boufaréu

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *