Courrier de mes amis…

Hits: 6

Corne de grunebuche !

En rangeant mes papiers j’ai redécouvert une lettre… de mon ami Xénophase.
L’an passé qui me semble un siècle échu… j’avais reçu une lettre de Xénophase Agrammatos…
Un félibre qui fut embastillé en 1535 en colline de Sainte-Foy à Lugudunum…

Il est revenu faire l’éloge de mon dernier opus « transhumance des métastases…»
Encensé par la critique des poules de mon poulailler… elles caquetaient… vrai…
J’étais absent… du côté de la troisième dimension… c’est ainsi que j’ai aussi redécouvert mon opus parut au même moment… je ne m’en souvenais point… Gentilés faites gaffe à l’âge… heureusement j’ai des poules qui me le rappellent…

Que dit Xénophase…

«  Mon cher Alanus (c’est moi)
Hier soir, en la demeure que tu m’as prêtée pour me poser… je suis resté abasourdi devant ta lanterne lumineuse, il y avait un rassemblement de péquins sous la direction d’un modérator qui ne modérait rien. Les quidams s’écharpaient pour un fauteuil en pays Belge… tous voulaient régir Europe… à Bruxelles… quelle idée!
En mêlées, ils se ruaient sur un pauvre sire bien calme, le citoyen Bellamy… philosophe de son état… appartenant à LR, la Ligue Républicaine… candidat à la députation
Au premier tableau je crus que l’on jouait du Bèze, le Théodore, une suite de son dramuscule « Abraham sacrifiant » qui le rendit célèbre. Je me passionnais en goûtant les pots des hauts de Saône que tu m’avais installés… bien gouleyants…
J’attendais la mise à mort du sacrifié: Bellamy… le désigné à dézinguer…
Je l’avais reconnu aisément dès la première minute car tous se jetaient sur lui.
Pourtant il avait des sains propos calmes et serein langage…
J’appris que le sieur Bellamy avait prénom François-Xavier il restait d’un calme grec malgré le piège de jeunes amateurs… certains bien moins jeunes.
Je te jure mon Alanus (c’est moi) qu’haletant je n’eus d’yeux que pour l’Ami… il se défendait bien le bougre il sortit je crois sain et sauf du salmigondis pugilesque-bestiaire… Tu vois à quoi conduit la jalousie, les refrains des grands ganais, ça laisse des équevilles, que ça tisse des gognandises… hélas !
A présent j’attends le second soir, la nouvelle représentation de Théodore de Bèze… pour savoir, car chaque fois que l’Ami parlait les ostrogoths l’interrompaient. Je veux y conduire jusqu’à son trône le dimanche 26… n’est-ce point mon droit d’y faire ?

Je te bise… Alanus… toi le célèbre sous le nom de plume d’harmas.

Signé : Xénophase Agrammatos.

NB : je te joins l’image du local où j’étais embastillé… au début c’était un peu humide… mais avec le temps… le ciel s’est ouvert… c’est comme tout mon Alanus… les élections… les Prix Nobel… les prisons… il suffit d’attendre son tour.

C’est ainsi que Xénophase rendit compte de mes écrits… goûta-t-il l’opus que j’avais pondu en esquichant mes neurones synapses autant que les sensibles muqueuses hypostasiées de mes chairs… je ne sais… mais c’est notre lot… « à » nous auteur…

” C’est ainsi que murmurent les tortues blondes “

L’Ange Boufaréu. 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *