Réponse de monsieur Macron au journaliste hier sur TF1 le 21 juillet…

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(Capture d’écran)

Après la glorification de l’accord de Bruxelles…
Question sur la sécurité des Français concernant les meurtres d’Axelle Philippe Mélanie Thomas…
« on ne vous a pas beaucoup entendu » dit le journaliste… quel culot!
Mais quelle réponse… du sublime jus de basse prétention…

« Je n’accepterai pas dans notre pays que ces incivilités deviennent une habitude ».

Ca c’est dit… et voilà comment le meurtre devient une incivilité… plus banal que ça… c’est monstrueux… cet homme ne comprend rien ou ne veut rien comprendre…
Selon le Littré « L’incivilité est une absence de politesse »
Cet homme est stupide et dépourvu de sens des relations humaines… pire il confond l’incivilité par manque de politesse avec la perte d’une vie par meurtre… surtout si ça devient une habitude!
Que va-t-il arriver au meurtrier?
« Il n’acceptera pas! » on vous l’a dit!

L’Ange Boufaréu.

J’ai lu « Errance d’un pantouflard » de Jean Benjamin Jouteur.

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Quel que soit le texte que j’entreprends d’analyser, je me place au centre géographique d’une matrice… gravide… je n’en sors qu’au moment où je lis le mot « Fin ». Tel fut le rituel me permettant d’incuber l’ « Errance d’un pantouflard ». Je m’étais arrêté un instant sur le titulus de l’opus en forme d’oxymore tel le clair-obscur, ne sachant pas encore qui de l’un est l’autre et vice versa… de la claire errance à la pantoufle obscure… ou son contraire… Dans une machine, je superpose des CD : les 1ères et 3èmes symphonies de Brahms, j’ajoute le Requiem de Mozart, je fixe le casque sur la tête… ma théière est pleine… je pars en randonnée pour trois heures environ avec JBJ… je lis le texte d’une traite sur mon écran… vaste…

J’ai Brahms puis Mozart pour guides…
J’entre dans la prose… placée sous l’incipit de Kerouac…
Pendant les 29 premières pages, je cherche à décrypter le genre du récit. La phrase pourrait être écrite par Sagan pourtant je ne suis qu’à la première symphonie : « Aimez-vous Brahms » c’est le 3ème mouvement de la 3ème. Le « Je » qui est l’auteur offre une prose lisse… tout en traitant des contradictions de la vie… de sa vie… mais dans un decrescendo distancié… le texte est doucement discursif… « pantouflard »… il a opté pour un tempo où le « Je » se décrit… quand soudain page 29…

« Je ne suis qu’un petit bourgeois stéphanois, un faux contestataire ! »

Diable ! je reprends le début pour comprendre ce qui motive cette accusation… des indices… égrenés… mais l’explicite n’est pas encore posé…
Le «Je » se fustige… changement de tempo… le rythme s’accélère le « Je » sort de son rail égo et centrique pour jeter des réflexions… logique pour un type bien construit qui vient d’éviter le service militaire, mais tout d’un coup cet éclat jure avec le début littéraire du genre… Soudain le « Je » devient révolté, il dévoile une synthèse des contradictions vécues… le nœud crispé du « Je »… éclate enfin…

« Il est beau et il sent bon le pollen son discours. J’aimerais vachement y croire. Seulement voilà ! Pendant un an, j’ai appartenu à un groupe de petits cons, fils de bourgeois et prétendus anarchistes. Je dois reconnaître que ça m’a échaudé pour longtemps du gestuel poing levé. À cause d’eux ou bien grâce à eux, j’ai compris que les révolutions, qu’elles soient armées ou pas, sont toujours à recommencer pour la bonne et simple raison qu’elles ne changent pas les mentalités. D’accord ! Mireille semble sincère, son mari aussi, mais ils ne sont qu’une minorité. »

Et…
Le « Je » devient sceptique…
Le « Je » est en déséquilibre… deux choix… entre deux limbes… tel Arthur presqu’au même âge dans son « Roman »  » On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans! »… Rimbaud un autre errant.
Or, bien qu’échaudé…
Le « Je » pourtant, ne quitte pas le centre du maelstrom qu’il dénonce et qui s’annonce… il pressent… que la suite risque… d’être… rude…
Le décor ardéchois est planté où va se jouer un sabbat… concentré… charnel… saignant… Un parcours initiatique où le «Je » joue rarement… pour parvenir à confesser à la page 122 « Je » subis… c’est le principe même du parcours initiatique que  le béotien va vivre au premier degré…Toutefois entre deux contradictions… entre deux incandescences, le « Je » nous livre des touches du puzzle, tel celles des peintres pointillistes… il faut patienter pour voir la fin du tableau, se placer à quelques encablures, cligner des yeux pour faire la synthèse… On rencontre des personnages quasi mythologiques qui présentent tous un adret fracassé en miettes mais dont l’ubac masqué serait saint… face et pile ou le contraire…

Parvenu à Mozart… il me semble que le texte peut s’interpréter de deux façons diamétralement opposées…
Il y a ceux qui n’ont jamais vibré dans les communautés de l’Ardèche ou ailleurs… dans ces peuples hors-sol qui tentent depuis Moïse Abraham Jésus de vivre d’amour et d’eau fraîche… autant que de communisme extatique… réécrit par Thomas More…
Et puis ceux… les rationalistes… qui ont expérimenté mais n’en disent mots, ils n’intègrent pas l’utopie dans les neurones de leurs cursus…
Le « Je » pense avec les mots de Brel… ils scandent son parcours… son tempo… en quelque sorte, Brel est son bâton de pèlerin… on le nomme « bourdon »… un sur-moi… ou un sur « Je »…

Quant à moi, lecteur, ce texte cette ambiance ces herbes m’offrent la résurgence des auteurs point trop anciens… le film « More » en 69 de Barbet Schroeder et la délicieuse Mimsy Farmer… la communauté n’était pas ardéchoise, elle vivait en Grèce… mais le fantasme était le même… le lumineux Henry Miller américain d’origine allemande, dans son opus « La crucifixion en rose » qui analyse une errance de dix années en France autour des années 30/40…
Voilà ce que m’a fait revivre le texte hurlant de Jean Benjamin…

J’irai au-delà…

L’écriture est charnelle… le rythme possède des changements de cadences… des enchaînements denses… des révélations soudaines… des élans humains authentiques… de multiples tonalités… des épiphanies…
J’ai eu le sentiment d’avoir lu une formidable métaphore… que « Je » a voulu nous livrer… il aurait pu parfaitement traiter le sujet selon des codes sociologiques… non, il a été acteur… avec les marges que le récit offre… il est « Je »… donc sensible… je répète « charnel »… il saigne… il sait.
Si je le suis du verbe suivre… nous serions prisonnier d’un fatalisme passif de la connaissance.
Car comment savoir ? si le « Je » refuse de vivre ce « qu’errance » signifie?
Certains ont le projet de vivre charnellement l’expérience… d’autres n’ont pas besoin d’actes pour savoir… nous sommes sur une ligne de crêtes… toute une vie quant à notre pouvoir de décision… j’y vais… ou je n’y vais pas… tous sujets confondus.
Partagé entre l’attrait de celui qui dit « viens » et celui, qui par cette invite entend « je vais découvrir… je vais savoir… je vais pouvoir… »
… entre celui qui ordonne et celui qui exécute…
… entre deux pouvoirs…
… une vie…

C’est le parcours initiatique que « Je » a vécu…
Chacun peut le vivre ou le revivre en s’immergeant dans « Errance d’un pantouflard »
Ainsi parlaient les versets de Jean Benjamin Jouteur

L’Ange Boufaréu.

 

 

« Renaissance » de Denis Daul

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J’ai lu « Renaissance » le dernier opus de Denis Daul
(Aux éditions Chrysalivres)
« Le dernier » car j’avais lu les précédents…

Un auteur, comme tout un chacun est toujours en évolution.
Dans mon projet de découverte, je tente alors de saisir les mutations. Depuis mon cher Gustave… le Flaubert je sais que le fond ne tient que par la forme…
Lire avec attention, c’est mesurer l’évolution des nuances des créations des styles… ne point lire ou relire un Zola sans l’avoir ré-intégré dans la saga des 20 Rougon-Maquart… je ne lis pas pour passer le temps… la lecture est un sacerdoce… une religion… une délectation… une approche charnelle de celle ou de celui qui écrit… A présent, je lis, mais pas seulement, des auteurs bien-bon vivants… je cause avec eux parfois… je discerne les tendances les crises les prises de positions… un opus n’est jamais que la somme des rééquilibrages que subit un auteur au contact de la société. « … frotter et limer notre cervelle contre celle d’autrui » disait Montaigne n’est pas sans risques.
Mais là avec « Renaissance » Denis Daul fait le travail à ma place… puisqu’il retrace les évolutions de sa vie… au départ l’énergie de son corps, ce qui n’est pas rien : un corps… voilà soudain qu’il lâche abandonne ne veut plus rien entendre voir agir penser… terminé… j’arrête là… toi aussi !
Denis… heureusement pour lui pour son corps pour nous… Denis détient la solution… il n’en savait rien… il possède un « gyroscope-encéphalique » qui fonctionne…
« Renaissance » retrace ce plan-séquence de vie écoulée qui permet à ce jour de raconter le fracas surgissant et la résurgence du bonhomme… D’un point de vue formel… le récit laisse place à des césures poétiques qui épicent les évolutions de la rédemption… au fil des courts poèmes, on peut discerner l’évolution de la raison naissante avec les nouveaux afflux sanguins…
Avec « Renaissance » c’est-à-dire re-naître, nous pensons fonctionnellement au mouvement culturel qui naquit en Italie… ce « Rinascimento » lumineux vivant qui émerge et crée…

En lisant Daul… je pense à une autre révolution… celle de Frédéric Nietzsche avec son « éternel retour » dans son Zarathoustra qui enseigne :
« … que toutes les choses reviennent éternellement et que nous revenons nous-même avec elles, que nous avons déjà été là une infinité de fois et que toutes choses ont été avec nous. »
« Un jour reviendra le réseau des causes où je suis enserré, – il me recréera ! Je fais moi-même partie des causes de l’éternel retour. »

… à preuves…

Daul ne fait jamais la même chose que ce qu’il a fait depuis qu’il est né… c’est-à-dire qu’il vit… il écrit… il rime… il aime… il vient d’expérimenter le concept « d’éternel retour »… heureux poète.
Mais avec une nuance… en plus… une certification…
Il a épinglé l’apostille sur sa chair de ceux qui sont allés dans les régions où nul ne revient…
… sauf quelques bienheureux… ceux qui savent.

Lisez « Renaissance »… aventurez-vous…

L’Ange Boufaréu

 

 

Monsieur Bernard-Henri Lévy a écrit : « Ce virus qui rend fou »

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Monsieur Bernard-Henri Lévy a écrit : « Ce virus qui rend fou »… je ne l’ai pas encore lu… j’attendais que les media m’apportent toutes informations… je lis régulièrement ses productions…

Il est l’invité. Je suis devant mon écran… je fais le décompte de ses apparitions… de mes yeux vues…  plusieurs canaux lui ont donné la voix/voie… j’ai vu seulement six rédactions… je n’ai pas le don d’ubiquité… sans doute qu’il y en a d’autres…
J’ai enregistré la prestation du vendredi 26 juin 2020 dans l’émission « Face à face » sur Cnews… c’était la sixième prestation que je voyais…
Lors de la première… sur l’un des réseaux sociaux… je fus surpris… comme toujours la première fois : par un indice de gestuelle… allais-je retrouver ce même tic ?
J’ai visionné… je confirme… le signal était là… identique aux six prestations… quelle maîtrise !
Je suis téléspectateur décrypteur… lorsque je regarde un entretien, je m’interroge sur la part de vérité qu’offre le questionné… ses réponses… ses non-réponses… ses arguments… ses silences… ses attitudes… ses mimiques… sa gestuelle… son costume… son pourcentage de vérité… son évolution… puis-je croire à son verbe ?
Avec un philosophe de cette envergure… je veux parler de son aura relationnelle politico-théâtrale autant que de son cursus diplômant… le pauvre péquin que je suis se laisserait facilement manipuler par la grandeur des thuriféraires puissants ceux qui proclament que cet homme est un surhomme… le phrasé, la syntaxe, les références, les seconds degrés sont tellement ciselés que le modeste gentilé que je suis devrait être sous le charme du déferlement de quitus de tant de gens du microcosme… qui vous poussent à écouter… vous taire… attendre l’épiphanie… le message… donc.

Sauf que les yeux voient des hiatus dans l’iconique gestuelle… il faut décoder !

Ce n’est qu’à la sixième prestation que l’on perçoit l’exact déroulement du scénario millimétré…
Au moment où le modérateur pose la question quant au quid de « ce virus qui rend fou »… c’est le titre de l’opus… qu’il vient nous vendre…
Le philosophe commence à torturer les lèvres pour réaliser ce que les bouseux appellent un « cul de poule »… mais… ce « cul » ne se forme pas définitivement, il s’altère pendant tout le temps que la question est posée selon une dynamique qui rendrait compte d’une distanciation, un événement d’horreur encéphalique, une sorte de torsion de l’âme portée à bout des lèvres… l’homme écoute mais déjà le téléspectateur à compris la souffrance. De la crispation mouvante captée par les vingt-cinq révolutions de l’électron de l’image, naît une mise en scène iconographique cinétique… les lèvres se meuvent (sic) se gauchissent (sic) se tourmentent (sic) aidant ainsi le visage et le regard du penseur de prendre des tonalités talentueuses quasi messianiques… ces affres internes muets sous-entendent que l’homme est révolté (sic)… non, il exprime sa nature picto-drammatique… (re-sic)
La première fois que j’ai vu le philosophe interpréter cette prestation, j’ai intégré la mimique dans le sens global de la prestation… elle semblait spontanée… elle paraissait en accord avec le « virus »… la seconde fois la mimique m’a sauté au visage tel le virus… lors des quatre suivantes j’ai compris le truc de la copie collée… j’ai isolé la mécanique du « cul de poule »… son sens profond…

Monsieur Bernard-Henri Lévy est un metteur en scène… il sait qu’il faut caractériser l’image dans ses moindres détails… il orchestre sa prestation silencieuse pendant que le modérateur pose sa question… muet ne veut pas dire passif… par son « cul de poule » agressé en crispations, il nous renseigne qu’il est déjà dans la logique dynamique de la réponse et même qu’il y était avant d’entrer dans le studio… il est habité… par la chose… c’est ce que ce « cul de poule » signifie…
Il suffit qu’on lui pose la question… tel le chien de Pavlov… il formera son « cul de poule »… tip-toptout a été travaillé afin que la convulsion arrive à point…

Je suis émerveillé devant cet art du silence orchestré avec tant de talent… sur commande…
Comment rivaliser avec les incandescences tous azimuts de cet homme… y compris dans les silences ?
Je n’écoute plus d’ailleurs… j’analyse les gestes… l’iconographie… la manipulation… l’écart dialectique entre le message et la mise en scène…
Devant mon écran… je pense à toutes ses prestations passées…

… mais, soudain, dans cette émission… au beau milieu… après le sublime « cul de poule »… dans un théâtral grand mouvement que le réalisateur relaie en offrant le plan large généreux… le final… final.
… le philosophe tombe la veste… il apparaît en blanche chemise virginale…

… on a compris, c’est bien « Ce virus qui rend fou ».

L’Ange Boufaréu