Chapitre N° 4… Josef sauve Barnaby Parker a good boy! Yé!

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4… où il est nécessaire de dévoiler certains mystères…   

Pour accéder à la clarté, il faut s’extraire de la « méta-compréhension » qui brouille les encéphales.
Méta signifie : au-delàcompréhension signifie : Verständnis… lequel substantif signifie understanding… parfois, il faut prendre une chemin de traverse… nous sommes donc bien au-delà de la compréhension… autant Germaine qu’US.
En fait, Josef avait été « réduit en erreur » lorsqu’on lui avait offert de « causer » devant 2000 GI réunis pour le discours du « Trois-Étoiles ».
Heureux comme un prophète, Josef adressa son prédicat… au grand dam du colon qui commandait l’unité… un certain Barnaby Parker…
Lequel Parker dut faire face au « Trois-Étoiles » pour justifier son autoritaire… afin de terrasser le prédicat de Josef…
Le Cacique Parker révéla que le GI-Josef était LA sommité en matière de décryptages. Certes, l’autre le savait vaguement, on ne dit pas tout aux généraux… car enfin Joseph n’était que Première classe… face à un « Trois-Étoiles »… le bidasse ne pesait pas lourd.
La sommité étoilée regimba, Barnaby dut alors sévir sur le champ… cum auctoritate (sic)… puis plus tard… il l’oublia… il était retenu… par l’invité…
Le général ne quitta le quartier de l’US-Land qu’au petit matin blême, après une douce nuit arrosée de geishas et saké… non c’est l’inverse… frustré, le visiteur en avait profité pour goûter aux fruits de la région, car la call-girl de l’Île perdue avait déplacé son rendez-vous… ces douceurs firent attendre… l’hélicoptère… le porte-avion nucléaire… puis un B52… ce fut tout un bordel… pour reprogrammer tout cet arsenal…
Bref pour faire court, le Boss Barnaby Parker vers les dix-sept heures envoya une ordonnance pour livrer une cantine au GI…
Conclusion… Joseph ne resta au trou qu’une nuit…
Et comme chacun sait à présent…
Josef ouvrit son manu-script où il consignait tout événement…
Il relut les messages anciens…
« Mère… je veux connaître cette contradiction dans ma chair… en vivant l’ordre dans le désordre ! »
… maintenant… je confirme… j’ai vu… je sais !
C’est ainsi qu’après une nuit sans nuages à part les brouillards nébuleux ouatés des chanvres indiens contre lesquels il était immunisé. Joseph n’était-il point le fils de Yépa l’Indienne Algonquin… le taulier vint sur le coup de six heures.
… salut mec Révérend…
… là-haut, t’as un carrosse qui t’attend… t’es convoqué chez le boss !
Le GI prit le temps de vérifier qu’il n’oubliait rien… il suivit le maton… mais au moment de le quitter… le champion mastiqueur de Wrigley’s le retint par la manche de son treillis… le suppliant de suppliques…
… eh mec… fais gaffe… je t’ai pas mal traité… moi…
… O.K boy, well, je rapporterai que tu es un type réglo, je te ferai parvenir un sac de Wrigley’s…
… t-es un vrai pot mec… prends des Wrigley’s à la canne à sucre… c’equ’j’préfère.
Joseph revint vers sa guitoune, pour se raser, se doucher, se pomponner, admirer ses dictionnaires, saluer Guanyin…
Puis…
Encadré comme toujours par two body-guard… le command-car le conduisit manu militari devant le building du boss…
Le quatuor gravit les marches et parvint devant la porte du cacique… l’icelui colonel Barnaby Parker… ses médailles de noblesse… en batteries…
« Halte ! » hurla le GI de gauche.
Les quatre militaires s’arrêtèrent comme une même chair, trois pas devant l’huis.
Figés en immobilité règlementaire. Les matafs observaient trois pâles lampes positionnées sur le chambranle de la porte, ils attendaient que l’une vire pour donner le sésame au feu vert vif… le rouge ketchup était pour l’instant parfaitement saignant…  soudain… il devint orangé, il se pressa de hoquets, suivi d’un vert jaunâtre lumineux qui prévint que la suite allait venir…
Les hommes raidirent leurs muscles afin de réagir au millième de seconde qui ferait suite à l’ordre… vert chlorophylle cancel-écolo-grün.
Tétanisés, ils attendirent l’éternité de six longues secondes…
Alors la porte s’ouvrit mystérieusement, mue par une force énigmatique…
Le pouvoir apparut au loin… en contre-jour devant une verrière.
L’insondable silhouette, encadrée à sa droite par des bannières étoilées et à sa gauche par des étendards du régiment, debout immobile devant un plateau de bois brillant sur lequel ne gisait aucun brin de poussière…
Le lointain jeta un ordre…
Le GI-boss de gauche hurla une réponse qui dans sa simplicité militaire commandait un déplacement en avant…
Or, la porte ouverte ne permettait le passage de front que d’une seule personne, il eut fallu que le boss usât d’une déclinaison des ordres afin que les trois pénétrassent sans disloquer le groupe… en colonne par exemple… sauf que ce dispositif cassait le théâtral déplacement en ligne.
En réalité, le règlement écrit n’avait nullement prévu ce cas.
Les deux M.P qui escortaient le détenu sombrèrent dans des réflexions abyssales quant à la recherche d’une solution.
Lorsque la silhouette devenue enfin nette, après accommodements des rétines… jeta un :
« Damm is it coming ? »… qui n’était pas un commandement répertorié… mais l’injonction qui agita le GI chef du détachement, lequel ordonna un :
« Forward… ’aaaaarche ! »
La suite fut homérique…
Comme un seul homme, les trois montagnes de muscles se dynamisèrent pour exécuter le pas règlementaire, Joseph au centre franchit le seuil alors que les deux autres aux ailes se fracassaient sur les montants, en bois de chêne japonais… dur.
La silhouette derrière le bureau eut un haut-le-corps… espace-temps nécessaire pour que les deux costaux se glissent selon un pas non prévu par les textes, pour encadrer à nouveau le détenu… devant le plateau du bureau…
Josef marquait le pas, c’est-à-dire qu’il continuait à marcher… sur place, en l’absence de tout ordre lui intimant l’arrêt.
« Halte ! »… hurla l’ombre nette en abattant le bras droit terminé par une main à plat sur le bureau, une forme d’impatience elle aussi non réglementaire.
L’huis par un réflexe inouï se ferma herself derrière-eux… un long silence suivit…
Il se prolongea par un autre grand silence, une sorte de recueillement, un processus interne se lisait sur le visage de l’ombre. La carnation telle la peau d’un caméléon virait progressivement par toutes les strates de l’arc-en-ciel… puis elle devint terne terreuse et enfin blafarde… là, Josef reconnut une potentielle syncope… en développement vers un infarctus…
L’ombre nette était devenue un colonel en grande tenue d’apparat.
Il portait ses médailles en sautoir, elles corsetaient la poitrine triomphante, elles pendouillaient, elles tintinnabulaient au moindre mouvement.
Alors, toujours muet, il prit la direction de l’Ouest à grands pas derrière le monumental plateau… pour six enjambées… à la sixième, il virevolta vers l’Est…
Les quatre GI suivaient le mouvement pendulaire de l’officier supérieur…
Trois têtes montées sur axis vertébral synchronisées à la fois sur le pas mais aussi sur l’oracle qu’enfin le colon livrerait…
Soudain il émit sa déclaration…
Il allongeait ou raccourcissait le pas au rythme de sa diction… parfois, il restait suspendu dans un vide sidéral cherchant le mot… vengeur.
Les quatre statues « gardavoutées » n’avaient qu’un devoir : suivre l’orateur-marcheur… comme le décrit le règlement… à tel point qu’ils en oubliaient le discours…
Soudain il s’adressa au cœur… du triptyque… à Josef… lui-même…
Là, l’homme devenait lyrique, plaintif, passionnel, émotif… l’antonyme d’un : colon.
… Josef, moi qui t’ai choyé…
Barnaby se penchait sur le plateau…
… je t’ai bercé… dès que je t’ai vu…
Il ne parvenait pas franchir l’espace…
… je t’ai couvé…
Il s’étirait de toute sa taille…
… je t’ai conduit comme un fils…
Il se grandissait…
… depuis tes trois ans six mois… quelques semaines…
… et… demanda Josef…
… et tu causes… contre moi… devant les boss
L’équilibre était instable…
… hi… hi… hi… tu as failli à mon encontre…
Les sanglots longs… du colon…
Puis un silence tragique…
Le marcheur s’était ancré au centre du plateau les mains rivées au bord, une parfaite équidistance le plaçait à la tête d’un triangle isocèle dont la base contenait les trois immobiles.
Muet… il regardait intensément Josef-Jérémie-Révérend…
Ses lèvres se convulsaient dans d’affreux rictus, mais il était vaillant, forcément un colonel, c’est fort.
De longues secondes s’écoulèrent au sablier de sa vie, son larynx muta en silence.
L’effort pour ravaler son courroux fut soudain au-dessus de ses capacités… puisqu’il n’était que colonel… il porta sa main à son col de cravate… et… d’un seul mouvement il s’effondra dans un sanglot fracassé par un infarctus… en jetant un cri…
… Josef… qu’as-tu fait… de tes talents ?
Le Jérémie-Josef avait compris ce que n’importe qui ne pouvait comprendre… en une nanoseconde pour prendre son élan,
il quitta la position normative inutile de garde à vous…
il sauta par-dessus le plateau…
il retourna le gisant…
il voulait ouvrir le col de la liquette…
il ôta la cravate…
et… hurla un ordre aux deux MP toujours immobiles…
… le défibrillateur… à l’entrée… va… grouille !
… toi, viens ici, on l’étend sur la table ! Fissa !
Voilà un exemple frappant… un cas d’école à étudier à West-Point… comment un GI Rebelle, devenu Prophète après son discours, tente de sauver son colonel qui l’a consigné dans l’ergastule du régiment.
C’était heureux qu’il fût là, car Barnaby eût mis l’arme à gauche et pour un officier, quelle triste fin que de perdre sa vie, étendu sur un bureau fût-il sans poussière… prenant de court le nécrologue du régiment.
Josef tentait d’ouvrir la veste puis la chemise afin de dénuder le poitrail du militaire… or, le costume d’apparat était solide, parce que neuf… le défibrillateur s’impatientait.
… ouvre !
Du coffret jaillit des ciseaux et un rasoir, avec l’un il coupa le sublime tissus… découvrit le poitrail… pour raser la peau… car sachez-le, appliquer des électrodes sur une peau velue… eh ben, le retour à la fête ça ne marche pas… or Barnaby était imberbe et d’ailleurs il avait une jolie peau bien claire une vraie jeune fille qui… allez ça va… grouille…
Josef prit les électrodes, les posa comme il avait appris à le faire, lorsqu’il était scout…
… branche !
L’inerte semblait occis… mais à la huitième décharge d’électrons libres, il réagit lorsque arriva une troupe de choc salvatrice, toutes sirènes écumantes, deux infirmiers derrière le médecin du régiment, prévenus par un opportun coup de fil.
La nouvelle équipe aborda le corps à tribord, balançant les matons MP à bâbord du pont, puis le toubib posa la seule question qui vaille en ce cas-là :
« 70707… à quelle heure précise le sujet s’est-il effondré ? »
« quinze minutes sir… au bas mot ! »…
« brave boy ! »
Les blouses blanches muettes installèrent un appareil pro+ dont le livret INQB6923 des consignes, imposait de saturer le gisant d’oxygène… par le nez… suivez le schéma page 326 bis…
Pendant toutes les manœuvres réglementaires des experts… les deux MP se rapprochèrent en douce du sauveteur pour l’encadrer à nouveau. Ces hommes étaient un modèle de précision militaire qui ne conçoit le commandement que lorsqu’il est édicté par le supérieur… or, le supérieur était presque occis, mais l’ordre tenait toujours debout.
Le colonel fracassé gisait allongé sur l’immense plateau, ce qui rendait le grade bien misérable au milieu de ce champ de combat où s’affrontaient les experts en médecine luttant contre la camarde aux aguets.
Un troisième GI infirmier qui passait par là portant une civière… fut le bien venu.
Ce fut alors le transport outre-tombe du corps depuis l’immense plateau vers la civière, puis de la civière portée dans le couloir où l’on put observer et admirer la paire de croquenots neufs que le colon avait chaussée : du quarante-huit, pour recevoir le rebelle Josef.
Une paire dont la semelle, encore intacte d’apprêt, sur laquelle le fourrier avait apposé l’étiquette authentique et règlementaire de la série et de l’ordre des rayonnages… estampille que le colon avait oublié de décoller… ce qui dénotait, chez lui ce jour-là, une certaine fébrilité sans doute à l’origine de son infarctus.
C’est ce que pensait le sauveteur… au moment où Josef était entré, voilà que l’officier s’était souvenu d’avoir oublié ces étiquettes… un manquement à la discipline à l’ordre au règlement devant un homme de troupe… le GI Josef… qu’il devait fustiger.
Il avait craqué, le cœur d’abord, lui ensuite… la civière disparut dans le couloir, puis les escaliers heureusement libres… les portes de l’ambulance claquèrent et le véhicule, dans un miaulement de sirènes, frappé de la rouge croix, bondit… traversa la place d’arme… oublia le drapeau qui n’oublia pas ce manquement à l’ordre…
À l’instant où le son s’éloignait, un sous-officier venu de nulle part pénétrait dans le champ de bataille libéré du fracassé et hurla :
« g‘aaaaaaaard’à’vous ! »
Une vraie manie… chez eux !
Or, les deux MP et le sauveteur-coupable se trouvaient dans une disposition dite de « désordre bordélisé » qu’il fallait rectifier.
Comment ?
Eh bien, suivez les ordres !
« 27 534 en avant marche direction le couloir, vers la sortie ! »
L’icelui désigné obtempéra et parvenu dans le couloir, il reçut derechef l’ordre :
« Halte ! »
Qui l’immobilisa telles les statues de sel des récits bibliques…
« Matricule 20 879 en avant marche même direction, à trois pas derrière le premier ! ». L’homme avait le compas dans l’œil puisqu’il s’immobilisa exactement à trois pas derrière.
« Première classe Josef Schmitt en avant ’arche, placez-vous à un pas et demi devant le MP 20 879 ! »
On observera que le nouveau chef de la délégation restituait le nom respectable du soldat qui devenait ainsi respecté.
En fait, le narrateur prend son temps pour expliquer au lecteur, quelle est la complexité des règlements militaires qui doivent tous être codifiés, les hommes ici présents avaient mémorisé depuis des lustres l’attitude à prendre lorsque l’ordre était donné… l’automatisme pavlovien fonctionnait parfaitement… souvent même, c’était le seul qui agissait.
Donc ainsi rassemblés dans le couloir en une colonne rectiligne, immobile aux ordres, le sous-officier hurleur éructa un nouvel ordre :
« En avant m’aaaaarche ! »
La délégation suivit les couloirs, descendit les marches, franchit les huis, pénétra dans la cour, monta dans le command-car, traversa la place d’arme sur une autre diagonale, réalisa une volte au drapeau… qui poussa un soupir de contentement US… s’arrêta devant la porte du bloc où résidait Joseph.
… Gringo ! Barnaby dans son oracle avant d’aller à l’hosto m’a dit texto : fous-moi ce mec dans sa carrée… il perd rien pour attendre !
Le cornac gicla… du carrosse…
Josef ne gicla point, la porte s’ouvrit, ils montèrent à l’étage… 
ut ad domum suam redeat, quam felicitatem?… de retourner chez lui, quel bonheur !
Et c’est ainsi que Joseph rejoignit son « suit-home » et ses dicos…
… Ouais… mais, t’es aux arrêts et consigné dans ta piaule jusqu’à nouvel ordre… tu pourras penser sans frontière…
… « La vraie pensée ne se fait que dans l’appréciation des conjonctures et dans l’adaptation aux temps de circonstances… enseigne le Livre des Mutations »
… c’est ça… tu vas avoir le temps de muter…
Le cornac disparut…
Le son des brodequins décrut…
Josef réintégra son espace désert…
Seule… Guanyin, le couvait du regard… chaud de compassion…
… ah Guanyin… son regard compassionnel… 

                                                 Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes

                                                                       Gentilés  
                                                                       Si le voulez bien
                                                                       Lisez suite jour prochain
… vous pouvez aussi charger le lien des éditions Alain Iametti sur votre moteur de recherche : https://www.editionsalainiametti.com/
vous trouverez les opus édités…
                                                                                
L’Ange Boufaréu, alias alain harmas

 

 

 

 

 

 

 

 

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