Le Fils du Vent

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Les Éditions Alain Iametti comme vous le savez, éditent l’auteur alain harmas… qui, dit-on est fort célèbre dans sa rue qui mesure 287 mètres et quelques centimètres… les gens disent n’importe quoi ! (Sur la photo, il est en Chine)
Néanmoins, nous venons d’éditer le dernier opus de notre auteur… et nous avons déjà reçu un courrier l’analyse de ce texte, par un lecteur qui connaît bien la région autant que l’auteur…
Il s’appelle Ounourat-Blasi Cacalauso, il habite le Vallon des Auffes… à Marseille.
Si on traduit son nom, on pourra lire : Honoré-Blaise Escargot… et oui c’est son nom… faut pas rire… suivons sa prose lumineuse…

Iéu vous salude bèn

Un matin, vaqui que je reçois ton livre « Le Fils du Vent »… pamens y’a trois jours… Oh ! l’auteur, je l’ai bien connu quand il était encore cagaïre… à l’époque, il ramassait les scarabées les bousiers les araignées les sauterelles au bord des champs que je cultivais du côté d’Arausio
Je lui dis :
dé que vas faire amé ti bèsti ? 
deveni coume le Fabre… l’Oumèro di insèiti… entoumougisto, me respoundeguè.

J’en suis pas revenu, il est pas devenu entomologiste, mais il a pris le nom de l’oustau de Fabre comme nom de plume… alain harmas… il a de la suite dans les idées… harmas veut dire friche.
Pour une friche, il est encore bien vert… mais basta c’est pas de ça que je vais barjaca… vas veire !

Ça se passe à l’époque des années 50/70…

Orange était entré depuis longtemps dans le giron de Louis XIV à coups d’épées… par le gendre de la Sévigné. Les huguenots avaient calté… y’en avaient qui z’avaient élu domicile de l’autre côté du Rhône à Roquemaure… là, ils avaient construit un Mas de quatre cents hectares, il dominait la région… Le Mas des Boufants.
Eh ben, ce mas il périclitait parce que les terres étaient morcelées et la main-d’œuvre coûtait cher.
Soudain, une fille… belle mais belle, vé… de parents hidalgo… mais pauvre comme Job… imagine, elle avait à l’époque 150 francs sur son livret Écureuil… une misère… mais elle voulait épouser le fils… alors elle fait du gringue au Vieux qui tombe amoureux de ses énergies… le fils il en voulait pas… mais le Vieux décide.
Ils se marient… or, à l’époque on partait pour 28 mois de l’autre côté… lui, il va à Tlemcen… et il revient détruit par on ne sait quoi… enfin… on le sait sans le dire tout en… bon, il disait que c’étaient les filles de là-bas qui l’avait ruiné.
Il a encore le temps de faire un dernier cagaïre à sa femme et il passe l’arme à gauche… Lou vaqui à Saint Clément mounte soun touti… c’est là qu’habitent définitivement tous les ancêtres…
Le mari mort… il s’appelait Eloi… sa femme Gloria devient la patronne, à la tête du domaine avec une fratrie de trois cagaïres : un drole, uno chato et lou caguénis… donc un fils une fille et dernier que chez nous on dit « caguénis » le petit chieur. Il s’appelle « Gus » c’est le seul mot qu’il a prononcé pendant les six premières années de sa vie…
Là on se rend compte que le caguénis, il est pas normal… et pour cause, il est autiste… mais personne ne sait d’où ça vient et comment ça se soigne… il devient tellement ensuqué qu’on le traite de « fada » et le pauvre en réaction il fait que des cagades…
Or, aquéu drole… il n’est pas normal, mais il est un authentique génie de la musique… Il possède l’oreille absolue… il veut faire de la musique, mais sa mère décide qu’il gardera les chèvres… c’est la guerre entre la mère et le fils.
Un jour, un capelan que chez vous on appelle un abbé… découvre le génie et l’assiste pour que le caguénis devienne organiste…
Devenu grandet « Gus » offre à l’église une partie de l’héritage de son père pour restaurer l’orgue…
Là… alors… pécaïre… montent les pétofis les cancans comme quoi le prêtre est un profiteur pas catholique… qui copule avé les chèvres et avec Gus… bref une cabale une maniganço… totale cosmique…
La mère est morte depuis longtemps… la sœur que chez nous on dit la chato… vint un soir chez Gus pour causer… la pauvre elle est cardiaque… lui il joue… il est dans son monde… et elle meurt dans son dos…
Alors c’est la révolution… il est accusé de meurtre en ayant utilisé la musique comme arme fatale… non mais est-ce possible… on le traite de socier… forcément il était déjà « fada » ça tombe bien.
Eh ben oui, on enferme le fada à Montdevergues au milieu des fous en attendant le procès.
À mes amis… tout ça pour ça… disait le film, mais là aussi c’est pour ça !

L’héritage… une bande d’arcandiers vont tenter de le déshériter… pour capter l’héritage… le gendre de la sœur morte s’emploie à cette fin… vous comprenez 400 hectares de terrain à bétonner c’est bien plus rentable que la culture des primeurs… faut labourer semer sarcler arroser soigner récolter… m’as coumprè ? Tu m’as compris ?

Je vous raconte pas la fin… elle est grande hollywoodienne… parce que maintenant je vais préparer la bouillabaisse… que j’ai pêchée ce matin… et ça… c’est un autre art. Vé !
Adessias.
Ounourat-Blasi Cacalauso.

                                                            Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes

                                                                       Gentilés  
                                                                       Si le voulez bien
                                                                       Lisez suite jour prochain
… vous pouvez aussi charger le lien des éditions Alain Iametti sur votre moteur de recherche : https://www.editionsalainiametti.com/
vous trouverez l’opus “Le Fils du Vent”
                                                                                     L’Ange Boufaréu

 

 

 

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