“Je suis là depuis quand?” N°9… suite du chapitre N°8…

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Je suis là depuis…
… combien de temps… gargouille-je…
… le temps n’a aucune importance… hulula le premier hibou
… tu as chuinté vouloir trouver un mot en ique ou en méta qui serait mon sésame…
… c’est à voir… voyons… chuinta le second hibou…
… le temps serait donc symbolique ?
ouhouhou-ou-ouhouhouhouhou… Bubo-Bubo… manifestation du Grand-Duc perché sur son mont-ticule…
… tu peux traduire ?
… il fallait composer un mot en ique et méta… tu arrives avec un seul ique… là est le hic… tu restes donc là !

J’étais enchaîné devant l’écran triphasé tridimensionnel autant que tricéphalé en cosmos-vision… sans cesse… la colonne-de-melon-trois-pièces-oignon-escarpins poursuivait sa lente pénétration dans le couloir métamorphique… elle ressortait… attifée « news normes » (sic) c’est du volapük (sic)… le trois pièces gris à fine rayure blanche… mutait en boubou… sandale de cordes… caftan bleu… djellaba ocre… chèche des sables…
Le melon entrait imberbe sortait décoiffé barbu en quittant la chrysalide… la peau mutait bistrement… certains pour la plupart presque tous totalement… se babélisaient doctement en jargonnant des langues que Ur en Chaldée n’aurait point reniées.

… mais enfin… me plains-je…
… hou hou là là… hulula… le loulou à la tête montée sur une rotule héliocentrique qui fit trois rotations à 360° dans le même sens… puis elle s’arrêta…
… que me reproche-t-on ?

Amis Gentilés… avez-vous déjà entendu un concert de houhou…
C’est transtratosphériquement désopilant…
Longtemps après que les homériques harmoniques et autres arpèges houhoutiennes… se turent…  régna un grand silence… suivi d’un ubuesque dialogue…

… tu vois dit le Grand-Duc…
… au fond tu n’es qu’un innocent… mais ton crime n’est pas pardonnable… tu ne seras pas pardonné… tu as voulu masquer ton ontologique nature derrière un melon-trois-pièces-oignon-escarpins… mais voilà… tout œil hibou décèle le caillou derrière le marlou…
… c’est bête comme chou… pensé-je en murmurant…
… tu marques un point en enfonçant ce clou…
… au bout de ton laïus… dis-moi… ne ferais-tu pas un peu joujou avec un pauvre pesquadou ?
… hou hou … tu veux faire le malin… je te mettrai à genou… avec ou sans X

… « Gentilés qui me lisaient qui m’écoutaient qui m’oyez… entendez… le dit du Grand-Duc! »

… tu n’es qu’un petit pou… masqué derrière ton melon tu voulais conserver ta vindicte envers le Grand-Duc… tu voulais dénoncer le Progressisme lumineux… le fameux ni-ni en même temps… mais comment peux-tu reconstruire ce que déconstruire veut dire… tout résident-virus… ronge, vrille, râpe, perce, creuse, sape, détraque, ravage, dissout, fêle… efface définitivement l’antique laque vermoulue de ta vieille peau… mais « tu as trop écrit contre moi… il faut que je me venge… et là-dessus le loup l’emporte et puis le mange sans autre forme de procès »…
… je l’avais appris en CP1…
… et pourtant tu continues… tu es un danger pour la culture… tu n’es qu’un chat-pardeur…
… j’avais entendu… que… il… y
… détourne pas le sujet !
… bon dis-moi… pourrais-tu… me donner une clé… suppose que je veuille recouvrer l’espace grâce à ta bonté… en trouvant le talisman en méta et ique… je suis prêt à écouter tes conseils pour écrire mon prochain opus… qui ne te révulses point.
… il faudrait pour cela que tu amandes ta structure infrastructure superstructure… en es-tu capable… tu appartiens à cette mauvaise classe qui génère des houhou chez les Grand-Duc… regarde comme je me charge des déviations… zieute cette colonne de melon… comme je la transforme… au son des rigaudons…
… mais que je te laissasse écrire… faudrait-il alors que tu déconstruises le péquin…
… quel axe serait le bon… selon toi ?
« Let me see ! » (sic) c’est encore du volapük « new look » (sic)… tiens… imagine un texte bien germanopratin… où une fille si possible issue d’une cuisse gauche de Jupiter… connue… célèbre même… la quarantaine obtenue… jolie… soudain d’une commode que l’on vient de vendre à un chiffonnier pour quatre sous… lequel magot que l’on va publiquement remettre devant les caméras du Grand-Duc urbi et orbi… à des associations de bénévoles… car ce monde « juste » devant le grand cosmos… n’est juste qu’un monde qui fait sa pub… donc, « mignonne tandis que votre âge fleuronne… » (sic)  en transportant le meuble bancal… tombe un cahier vermoulu…

foule allant voir le fameux cahier perdu…

Ô ! surprise… doit-on considérer que le cahier a été vendu… avec le meuble… cas de conscience grave pour l’acheteur qui n’y connaît goutte…
À propos, malgré sa goutte, son rhumatisme et ses douleurs lombaires arthritiques… l’humble acheteur se baisse ramasse les feuillets antiques et les tend à l’héritière…

Ô ! joie (bis)+(bises)
Puis…
Ô ! retour de joie… ah ! rabat-joie… Hem ! aigreurs d’estomac…

Le plumitif relate les courses secrètes d’alcôves d’un ancêtre… antique… époque où les diligences étaient mues par la force musculaire des percherons… hélas non syndiqués… note-le !
Là… dans le carré soyeux… eut lieu loin des yeux… de joyeux ébats giboyeux…
Le Pépé, on l’avait vénéré tant héros… le voilà dépiédestalisé… fracassé au sol mineur par la nouvelle moraline… car le cahier révélait l’irrévélable
Et oui… l’ancêtre demi-dieu… n’était qu’un démiurge jean-foutre… lutinant toute donzelle… y compris les madamizelles… entre 7 et 77 ans… selon la formule… con et sacrée… là sur les coussins de velours, l’arrière-arrière-arrière-demi-sœur de la grand-tante par alliance avait été déflorée dans le carrosse doré… alors qu’elle n’avait que l’étiage de l’âge susnommé… 7 ans…
Elle racontait la chose… elle en rajoutait… gourmande… on glosa… l’événement était cosmique… cosmogonique… qu’il fallait masquer de cosmétique…
Le scandale couva… après avoir couvé… se découvra… vri… vraihhhhhh !
Les antennes des points cardinaux retentirent… inceste… œdipe… narcisse…
Bref, le roman familial… porté aux esgourdes de tous… fit flonflon… car l’ancêtre était fertile… il ensemençait gaillardement… l’onde de choc fut un tsunami… qui, resté enfoui dans les plis du palimpseste… tant rempli d’incestes… s’épanouit dans les gazettes…

« ô rage ô désespoir ô vieillesse ennemie…
Que n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie… » se plaignait le plaignant…

… voilà mon ami… les textes que tu pourrais sortir… pendant ce temps… le Grand-Duc aurait la paix… tu auras les antennes, la célébrité et tous les prix que tu veux!
… c’est pas ma ligne éditoriale…
… bof! mais tu pourrais aussi comme Cyrano versifier en variant le ton…

« L’ancêtre avait du lard au fond de son placard
Il butinait Mimi ah le lascif lascar…
Tonton donneur de ton, c’est pas au mirliton
Qu’en son carré roulant il troussait Jeanneton »

… Attends… j’ai pas fait fini… j’aurai dû devenir écrivailleur

« Le Pépé était vert tant que Mathusalem
Ou bien tel Priape il lustrait son Totem »

Pas mal celle-là…
Rires… gras…
Autour du Grand-Duc… un troupeau de hiboux se pavanait se gondolait à l’écoute du chef… qui variait le ton… à tâtons… délirant sur un téton…
Il me resta le loisir de regarder la colonne de melon… se métamorphosant… pendant que le Grand-Duc versifiait sous les houra houhou lala de ses troupes… depuis… je suis bloqué au mot saint-bolique

Parfois les Grand-Duc… dit-on… produisent des métastases… métacentriques qui offrent des failles hyperboliques… pour pouvoir s’enfuir…
Hélas…
Je suis toujours là…
J’écoute les peopolisations du Grand-Duc…
Mes brailles sont orphelines…
Elles risquent de le demeurer encore longtemps…

Et c’est ainsi que murmurent les tortues blondes

                                                                       Gentilés  
                                                                       Si le voulez bien
                                                                       Lisez suite jour prochain 
pour découvrir les dernières nouvelles de deux mains… hosanna delirium.   
                                                                                         … L’Ange Boufaréu.

 

 

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