Fin des cours à Min Zu Da Xue

Le grand bain dans la langue chinoise est terminé…

c’est l’heure de la remise des notes et des diplômes…

chacun repart avec son viatique culturel… pour ma part, ce voyage m’a aussi permis       d’étudier les bases de mon futur périple…

 

Ce sera pour l’an prochain…

 

 

 

 

 

 

Sur le Grand Canal : 大运河

北京再见… 

 

 

 

 

 

 

Portrait de groupe… selon l’ancêtre 老外阿兰… moi, en somme!

Le groupe qui vint étudier le chinois à l’Université Min Zu de Beijing,  était en fait constitué de deux sous-groupes… les jeunes en état de mutation dynamiquement transcendantale (sic) les anciens en état de maturation rhumatismale extatique (re-sic)… les jeunes avaient l’avenir à créer… les anciens avaient « l’espace-temps » à philosopher… nonobstant, chacun cultivait son ontologique moi à l’aune des baguettes chinoises… Personnellement j’ai vécu un moment daoïstement parfait : accueil, confort, découvertes, études, rencontres, projet.

Accueil… l’hôtel est intégré dans le campus… à notre arrivée, après avoir intégré nos logements, nous fûmes invités à partager les treize plats… il fallut donc que le plateau girât dans le bons sens… précédé de l’invitation aux agapes : 

满满吃! bon appétit! man man chi!

             

Confort… bienvenue chez François et Alain… la photo a été faite avant le ménage du matin… tant pis! Vous êtes dans la chambre d’Alain l’ancêtre senior… et François l’ancêtre junior…                      Nous sommes des  lao wai…  老外 vieil étranger…  sage ou vieux suivant le sens que l’on veut suggérer… on penchera pour sage… puisque c’est notre cas… Voici la chambre en panoramique hollywoodien… et authentiquement souk.

Découvertes… entre autres… chaque matin, nous étions sublimés par les études…  jusqu’au moment où le son de notre horloge interne 中午 zhongwu autrement dit midi… nous alertait par une perte d’attention proportionnelle à la tension de la faim qui tenaillait nos sens… selon le principe pédagogique que la tête ne peut supporter longtemps un cul mal assis ou un estomac gargouillant… Enfin, nous quittions le campus, mais, quelques mètres avant la sortie nous longions une grille où mûrissaient philosophiquement des grappes de coloquintes…

un jour, je poussais la porte… le patron était présent… assis… peut-être mûrissait-il tout aussi philosophiquement que ses coloquintes, il accepta de paraître sur la photo. 回忆, Erinnerung, recuerdo, ricordo, memory… etc. Après cet instant de profonde réminiscence dans le temps… nous voici arrivés dans la rue qui allait combler notre soif d’apprendre… la cuisine chinoise… par la pratique… là les affinités se séparaient souvent en plusieurs voies… pour le plaisir de tous…       

Etudes… nous étions divisés en trois sous-groupes… sous la houlette de trois professeurs…

Rencontres… A présent, j’aimerais illustrer l’espace « Rencontres » par un album de prises de vues. Le fameux « hasard et la nécessité » nous rassembla l’espace-temps d’un mois à Min Zu. Le florilège de photos constitue une sorte d’instant dans le passé qui n’a de sens que pour ceux qui le vécurent… je m’en vais solliciter le sieur Pavlov pour qu’il titille vos méninges conscientes et inconscientes… le tout avec un minimum de sous-titrage, partant du principe qu’une photo vaut mieux qu’un long discours, mais surtout… et par déduction, puisque vous êtes sur la photo c’est que vous fûtes factuellement du voyage… on n’est jamais assez précis! Nous revivrons deux grands moments… quelques instants de formation et un anniversaire… 走吧! zou ba… en avant!

L’art de la dentelle papier… des ciseaux… un carré de papier rouge… de la patience!

Zhong guo jian zhi yi shu : technique chinoise du papier découpé par le professeur LI Wang… 李旺

                

                                                                                                                                      

Et à présent un anniversaire… et plus précisément un double anniversaire… ayant le même prénom… une rareté rarissime…


 

 

Il reste encore bien de moments à revivre… mais, il est temps pour moi, de commencer à retracer le périple suivant… sur le Grand Canal : 大运河… mais je ne terminerai point ce mois passé à l’Université de Min Zu sans revoir la clôture de cette formation et notre départ de l’aéroport de Beijing, via Frankfurt et Saint-Ex. 

Temples des Lamas.

Le temple des lamas se situe dans le district Dongchengqu de Beijing 东城区 

Ce temple : Yonghe Gong était à l’origine une demeure que l’Empereur Kangxi bâtit pour son fils le prince Yong. En 1723 ce prince devint Empereur sous le nom de Yongzheng. Certains bâtiments furent donc transformés en lieux de culte. L’Empereur Yongzhen mourut en 1735 et son fils Qianlong fit de cet endroit une lamaserie, le fidèles viennent faire leurs dévotions… selon le rituel qui est de brûler de l’encens…

Purification par la prière et le feu…

Sous la houlette et la garde attentive des lions mythiques…

Le pavillon Wanfu… ou pavillon des Dix Mille Bonheurs…

 

 

 

 

 

renferme un bouddha… monumental de 26 mètres de hauteur sculpté dans un tronc d’arbre de santal… c’est le Bouddha Maitreya…

… un tiers de son corps se trouve sous terre pour le stabiliser en cas de séisme… Mais dans cette visite, je crois que le moment le plus intense fut l’instant où nous sommes entrés dans le pavillon de l’empereur Qianlong…

Sur une estrade assez loin du public, il semble attendre l’audience du soir… son calme est impressionnant… 

Rapprochons-nous…

Il est prêt à répondre à une question…

Qianlong est le quatrième empereur de la dynastie Qing, il régna de 1735 à 1796… le règne le plus long des douze empereurs Qing… le dernière dynastie qui se termina en 1911.

Florilèges photos dans l’espace du Temple des Lamas…

Agir sur les choses avant qu’elles ne se produisent. Mettre les choses en ordre avant que le désordre ne se présente. Lao Tze.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La colline du Charbon à 北京

La colline du Charbon : Jinshang en chinois, s’élève à 108 mètres de hauteur.Elle est située à la sortie de la Cité Impériale au nord-est. Cette colline artificielle a été édifiée en 1420, avec les terrassements de la constructions de la Cité interdite. Son nom « La Colline de Charbon » vient des réserves de charbon qui étaient autrefois déposées au pied de la colline. Les jardins sont des lieux d’expression corporelle, danses chinoises dynamiques, des calligraphes viennent montrer leur art en traçant des caractères sur le sol, à l’aide d’un pinceau et de l’eau.

En 1751, sous la dynastie des Qing, ont été bâtis 5 pavillons. Au sommet se trouve le Pavilllon de Wanchun qui renferme une belle statue de Bouddha.

Depuis ce pavillon on surplombe les toits de Beijing… dont celui du nouvel opéra.

C’est sur cette colline que l’empereur Chongzhen en 1644, s’est pendu à un caroubier après avoir tué sa fille pour éviter d’assister à la destruction de son palais par les Mandchous qui prirent le pouvoir avec la dernière dynastie Qing.

Devant le pavillon Wanchun, François et ses concubines nous rejouent la scène en technicolor d’un Empereur Qing bien détendu… photos!!!

 

Je suis venu plusieurs fois sur la Colline de Charbon. Il est toujours difficile de faire des photos du Bouddha… les gardes surveillent. Je suis équipé de très longues focales, ce qui me permet de rester dehors pour faire la photo au téléobjectif. La première fois en 2001, j’utilisais des pellicules argentiques ektas ou négatif couleurs… à présent, je suis au tout numérique, il est curieux de comparer les deux clichés en gros plan.

Je vous laisse apprécier les deux versions… Bouddha reste Bouddha!  Bien que!  

Comment avoir raison…

La dialectique éristique selon Arthur Schopenhauer (1788 – 1860) est l’art, dans une dispute ou un débat, de conduire la réplique de manière à avoir toujours raison, quels qu’en soient les moyens.

« Per fas et nefas… c’est à dire par toutes les voies, par tous les moyens possibles »

Je ne pense pas qu’il soit utile d’avancer un argument justifiant mon intérêt pour Arthur et pourquoi je lis cet auteur… j’y viendrai plus tard…  sachons seulement que l’oeuvre d’Arthur est à 95% concentrée dans deux opus : Le monde comme volonté et représentation suivi de Les deux problèmes fondamentaux de l’éthique. Mais il a aussi écrit un très mince opuscule absolument génial : L’Art d’avoir toujours raison, à peine 73 pages, mais quelles pages!

Pour avoir raison dit-il… même et surtout quand on a tort… il faut et il suffit utiliser des outils ou stratagèmes. Il en compte 37 + 1, chacun porte un nom, le trente-huitième est nommé « ultime »… J’ai cherché comment illustrer ces 37 stratagèmes + 1 avec l’actualité. Il suffit de poser son céans dans son fauteuil préféré… mettre le récepteur de télévision sous tension, attendre quelque débat qui ne tardera point et isoler le stratagème du jour…

Je commencerai par « l’ultime » après que les 37 autres se fussent avérés sans effet…

Vous fûtes sans doute devant votre écran lors de l’émission sur la chaîne publique deuxième, où monsieur l’ex premier ministre fut apostrophé par une écrivaine. Je n’analyserai qu’un seul point de cet échange celui qui illustre le stratagème 37+1. A la fin de la séquence de 8 minutes et 25 secondes, juste avant la conclusion… le candidat cherche un silence dans le débit de l’écrivaine… pour tenter de placer un contre-argument, il trouve cet instant et dit:

« Vous ne pouvez pas comprendre que je puisse être blessé par des accusations, qui sont mensongères? »

L’écrivaine répond:

« Oh! c’est triste… oh! vous nous faites de la peine! »

Que dit Arthur… je reproduis textuellement :

« Si on constate que l’adversaire nous est supérieur, et qu’on ne pourra pas avoir raison, on s’en prendra à sa personne par des attaques grossières et blessantes »

L’écrivaine a littéralement monopolisé la parole, sans vraiment convaincre, le candidat est resté très calme… l’écrivaine aurait plutôt perdu le sens de la mesure… on peut supposer qu’elle constate ne pas avoir déstabilisé le candidat comme il était prévu… alors elle emploi le stratagème ultime et termine avec déraison sur sa personne par une attitude compassionnelle et moqueuse en utilisant l’antiphrase…

C’est l’ultime stratagème de Schopenhauer… à mon sens le plus minable… la suite à plus tard, devant une autre émission qui produira certainement une illustration d’un autre outil…