La Voie du Tao

Le Dao : calligraphie de FENG Xiao MinDSC_0840

Ma voie vers la connaissance du Dao débute avec la traduction de Claude Larre, en 1977. Il était naturel que je commence par cette traduction, elle ne désoriente pas ma culture : latine-chrétienne. J’ai dans ma bibliothèque huit traductions, mais, je reviens chaque fois à deux auteurs : Claude LARRE et FENG Xiao Min qui sont à l’opposés.

Feng est Chinois peintre-calligraphe, il vit en France, il propose une traduction littérale dans une phrase simple. J’ai choisi le chapitre 81 pour comparer les approches.

Les paroles de vérité sont laides

Les belles paroles sont fausses

L’homme de bonté n’est pas éloquent

L’homme éloquent n’est pas bon.

Larre est Français, jésuite il est traducteur du Ricci, il offre une version où la rhétorique l’allie à la poésie.

La parole authentique n’est pas séduisante

La parole séduisante n’est pas authentique

la connaissance n’est pas le Savoir

Le Savoir ne connaît pas.

Je suis entré dans le Taoïsme par la voie de l’interprétation philosophique, qui m’attirait. Le procédé de rhétorique, la figure de style qu’est le Chiasme me rapprochait des paraboles ou des poésies Renaissance, mais, progressivement j’ai suivi une voie vers un texte plus littéral, moins métaphysique, plus proche de la nature humaine, vers le    dépouillé.  DSC_0838

 

 

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